‹ Etudes sur la poésie latine [microform]Chapitre 202 sur 513 · Tit-Liv. Uist · texte numérisé non relu

Tit-Liv. Uist

2. Cic. Pro Arch. poeta, c. x; Ovirl. Fast. VI, 199; Eumen. Rhet. Orât. pro restaurandis scholis Augustodini, VII; Serv. in ytn. I, o ptc

3 Varr. Deling. îatina, V, 59, 68, éd. 0. Maller.

charmus, antécédent lointain du De Natura rerum de Lucrèce. Elle avait sa place même dans les Annales, dans un passage du début qui procédait à la fois et du souvenir d'Homère et du dogme de la métempsychose, dont s'entretenait habituellement la pensée du poëte et du philoso- ■j^he. Je veux parler du fameux songe d'Ennius, de ce songe si souvent rappelé chez les anciens et qu'a essayé de retrouver l'imagination de Pétrarque*.

Gomment, de son invocation aux Muses, Ennius arrivait-il au récit de ce songe où se mêlaient la figure d'Homère et la doctrine de Pythagore? M. Yahlen ne cherche pas à se l'expliquer. Peut-être était-ce d'une manière analogue à ce qu'on voit dans ce beau préambule de la Théogonie sur la trace duquel nous avons déjà trouvé notre poëte. Hésiode, après avoir invoqué les Muses et les avoir représentées magnifiquement, ou couronnant de leurs chœurs de danse les sommets de l'Hélicon, ou descendant de la montagne sacrée pour aller chanter par toute la terre l'histoire et les louanges des Dieux, continue ainsi :

Elles-mêmes enseignèrent leurs beaux chants à Hésiode, tandis qu'il paissait son troupeau ai pied de l'Hélicon. Voici comme me parlèrent ces déesses de l'Olympe, ces filles de Jupiter:

« Pasteurs qui dormez dans les champs, race grossière et brutale, nous savons des histoires mensongères qui ressemblent à la vérité; nous pouvons aussi, quand il nous plait, en raconter de véritables. »

Amsi d.rent les filles éloquentes du grand Jupiter, et elles placèrent dans mes mains un sceptre merveilleux, un verdoyant rameau d'olivier : elles me soufflèrent une voix divine pour annoncer ce qui doit être et ce qui fut; elles m ordonnèrent de célébrer la race des immortels, les bienheureux habitants du ciel, elles surtout, dont la louange devait toujours ouvrir et terminer mes chants *,

Je m'imagine qu'Ennius liait à peu près de même son appel aux Muses et le récit où s'expliquait par un songe merveilleux sa vocation poétique. Voici ce qu'il racont'.iit : A son retour de Sardaigne, probablement en Liguiie,

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