‹ Etudes sur la poésie latine [microform]Chapitre 203 sur 513 · Voyez plus haut, p. 25 et suivantes. — 2. Theog. v · texte numérisé non relu

Voyez plus haut, p. 25 et suivantes. — 2. Theog. v

LES ANCIENS POETES LATINS

dans le port de Luna% il avait rêvé qu'endormi sur le Parnasse % Homère lui apparaissait et lui révélait que, par suite des migrations de 1 ame dans des corps toujours nouveaux, des corps d'animaux et d'hommes, il avait été successivement, d'une part un paon*, et d'autre part Euphorbe, Homère, Pythagore *, avant de devenir Ennius. Ainsi, dans l'auteur des Annales et de VÈpichaimc devaient revivre Homère et Pythagore tout ensemble , promesse superbe, dont le difficile accomplissement n'efTraya guère, au dire d'Horace, l'orgueil de notre poë:e, et la bonne volonté des Romains saluant en lui un second Homère, aller Homerus *.

C'est ici le lieu de dire, par addition à ce qui a été rappelé plus baul^, qu'au seizième siècle on a continué celte généa'ogie pythagoricienne en 1 honneur de Columna et de Merula. Dans les hommages poétique ^ qui, selon l'usage du temps, accompagnaient leurs restitutions d'Ennius, on voit en eux Ennius lui-même revenu à la vi^'. Un dernier retour lui était réservé : il revit pour nous, et d'une vie plus vraie, dans le savant et judicieux éditeur du nouveau recueil de ses fragments.

Je reviens au songe d'Ennius. Nous ne l'avons pas, mais les anciens n'ont cessé d'en parler, et dans ce qu'ils en ont dit, en style plus moderne, apparaissent quehjues expressions, quelques traits, heureusement sauvés, de ce morceau si regrettable du vieux poë:e. Ainsi, dit-on, dans certains monuments de l'Egypte, on distingue des pièces de

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