‹ Etudes sur la poésie latine [microform]Chapitre 216 sur 513 · Lucret.Z?e Sat.rer. V, 1119; cf. II · texte numérisé non relu

Lucret.Z?e Sat.rer. V, 1119; cf. II

3. Vahlen, Quœst. Ennian, p. lxvii Cf. Tit. Liv. Uist. XXX, 30.

4. Non. V. Famul ex VllI Ann, (Vahlen IX}. Cf.- Luciet. De i\'a^ rer, 111, lOiS.

ENNI'JS.

.... Multa dirs in belle conficit unus ; . ^ Et rursus mullœ fortunae forte recumbunt.

' Haudquaquam quemquam semper fortuna secuta est*.

Ailleurs est exprimée bien éloquemment, et avec une grande hardiesse d'expression, la vanité de la gloire humaine et des eflorts pour y atteindre.

Les rois, parles actes de leur règne, poursuivent des statues, des tombeaux ; ils s'épuisent en efforts pour se bâtir un nom.

Reges, perre-num, statuas sepulchraque quœrunt; iEdificantnomen; summa nituntur opum vi^

Gomme les poètes épiques et les historiens de l'antiquité , en cela fort épiques, Ennius aime à répéter des conversations, à reproduire des harangues. Des conversations : par exemple, au VIP livre, le consul Servilius Geminus, faisant la guerre en Sicile contre les Carthaginois, conversait lamilièrement avec cet honnête, docte et agréable confident, dans lequel Ennius, dit-on \ s'est plu à se peindre luimême. Au VIII% le prudent Paul Emile disputait, ia veille de la bataille de Cannes, contre le téméraire Varron Au X« le consul T. Quinctius Flamininus, chargé de la guerre de Macédoine, et fort préoccupé, fort inquiet du succès de cette expédition, avait un entrelien, dont Cicéron nous a conservé les premiers mots*, non pas comme le dit bien légèrement Columna, avec Ennius, ou, comme le veut Merula, avec son collègue Sextus ^Eiius Pœtus, lequel commandait alors en Italie, mais, selon une conjecture adoptée et reudue très-vraisemblable par M. Vahlen, avec un berger proposant au général romain de le conduire, par certains défilés, jusqu'à une hauteur qui domine le camp ennemi •.

En second lieu, des harangues : il est resté quelque chose de celle que le VP livre prêtait à Appius Claudius

Page 1