‹ Etudes sur la poésie latine [microform]Chapitre 217 sur 513 · De Stnect. I · texte numérisé non relu

De Stnect. I

„^- \«j^ ^'S"^'"'^''^" '^^ Tite-Live XXXII, 9, 10, II, rapprochée nar M. Vahlen des Iragments du X" livre, n»» v, vi.

LES ANCIENS POETES LATINS

Gœcus, opinant, dans le sénat romain, contre la paix proposée par Pyrrhus :

Où s'égarent follement vos esprits, jusque-là si droits et ii fermes?... Mais pourquoi m'abandonner à ces plaintes?

Quo vobis mentes, rectae «juse stare solebant Antehac, démentes sese flexern viaï'.

Sed quid ego hic animo lamentor*.

Gicéron nous apprend que le discours véritable, le plus ancien monument de Téloquence latine, existait encore de son temps, et qu'Ennius n'avait fait que le mettre en vers*. Chez Ennius donc avait commencé, cela est à noter, Tusage de ces discours transcrits, arrangés, souvent suppléés par les historiens latins. Avait-il traduit de même, avant Tite- Live*, mais dans un langage plus voisin de l'énergique rudesse de l'orateur, le discours de Gaton réclamant le maintien de la loi Oppia? On l'a conclu généralement de quelques débris du XI* livre, peu significatifs d'ailleurs, et sans autre intérêt que la conclusion qu'on en tire. Ce n'est pas, comme Merula, à Caton exhortant ses soldats dans son expédition d'Espagne, mais à L. Scipion parlant, le jour de la bataille de Magnésie, aux vainqueurs d'Antiochus, que M. VHhlen attribue ce débris de harangue militaire, transporté du livre XI" au XIV* :

Le jour est venu où s'offre à nous une grande gloire, que nous vivions ou que nous mourions.

Nunc est illa dies, cum gloria maxima sese Ostendat nobis, si vivimu', sive n.orimur".

Ennius ne répétait pas seulement les discours prononcés à Rome ou par des Romains, dont il pouvait avoir le texte

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