Diog. Laert. ihid. xvii
5. Voir dans l'ouvrage déjà cité de M. Artaud, p. 162, l'indication de plusieurs de ces recueils.
ENNIUS
poëme sur la Nature, il a soit traduit, soit imité ce poëme; ou bien enfin, c'esl l'opinion à laquelle s'arrête M. Yahlen, et c'est la plus vraisemblable, celle qui, d'autre part, honorerait le plus le talent d'Ennius, il a placé une exposition personnelle de la doctrine pythagoricienne sous l'mvocation d'Epicharme, grand sectateur de Pythagore, et peutêtre même dans sa bouche. Epicharmiis dicit, Epicharmus appellatj dit toujours Varron, M. Vahlen en fait encore la remarque, quand il allègue ce poème*.
D'une indication de Cicéron ^ on pourrait conclure que le poëme philosophique d'Ennius s'ouvrait, comme son grand poëme historique ', par un songe. Ainsi s'expliquerait* fort naturellement le pluriel dont Horace a usé quand il a reproché* au poëie l'orgueil, trop mal justifié, de ses songes pythagoriques. Dans cette nouvelle version, ce n'était pas Homère, mais, à la place de Pytha<,'ore son autre ancêtre, selon l'ordre de la métempsychose, c'était probablement Épicharme qui lui révélait les secrets de la nature.
De ces révélations il est resté peu de chose, quelques vers, ou fragments de vers trochaïques (c'est le mètre employé ici par le poète), où s'aperçoit une faible trace d'idées dont, avant et après Ennius, la littérature grecque et la littérature latine offrent des expositions d'un bien autre intérêt. De tels restes sont dans cette chaîne précieuse un anneau un peu grossier, qui toutefois marque la continuité et, par un conlnste piquant, fait ressortir la richesse, l'éclat, l'élégance de ce qu'il relie. Combien de beaux développement<, grecs et latins, rappellent à la mémoire ces simples et un peu sèches propositions de V Épicharme d'Ennms, que le hasard a conservées et qui ne laissent pas do se prêter à une sorte d'ensemble 1
Il y a quatre principes du monde : « Teau, la terre, l'air, le feu . >