SaL I, X, 38; Efist.i ÎI, il, 94, etc
AU TEMPS DE CÉSAR ET D'aUGUSTE. 65
l'une ni l'autre, au contraire, d'en distra.Te, d'en amuser sans cesse leur orgueil national <^usqt
A cette vue d'ordre public se mêlèrent des vues plus per. sonnelles Auguste se souvenait trop d'Octave pour ne pas erre perpétuellement occupé du soin de le faire oublier ai autres. Pour cela, il ue s'adressa pas à l'histoire, qui n W hhe pas, et qu il punit quelquefois en despote de son tron de mémoire mais à la poésie, plus traitable, qui se permet avec moins de scrupule les officieuses réticences, les corn plaisants mensonges du panégyrique et de l'apothéose Elle se chargea docilement, trop docilement peut- 'i d aider sa politique à tromper l'avenir et, s'il se pouvaTt' e présent, et s'aidant de quelques beaux dehors vrai ou feints, de montrer dans le triumvir ambitieux, pe fide cruel dans le proscripteur parricide, dans le soldat timide de Phihppes et d'Actium, dans le père débauché de S pudique Julie, dans le parodiste sacrilège des fêtes de l'Olympe le réparateur des guerres civiles, le vengeur des affronts de Grassus, le rempart de l'empir; agrandi par ses armes, le soutien de sa puissance et de sa glofre Je ?e tau rateur des lois, des mœurs, de la religion, ^ e "; et ef des" Immams, plus qu'un homme, un héros, un demi-dieu, une orte de médiateur placé par le dogme du droit divm de ce temps. là entre la terre et le ciel, pour gouverner le hommes sous l'autorité de Jupiter. veixier les
Gentis humanœ pater atque custos, Orte Saturne, tibi cura magni Cassaris fatis data ; tu secundo Caesare règnes.
Te minor latum reget aequus orbem «.
Quoique tout ne fût pas mensonge dans ce portrait c'é ait cependant une tâche fort délicate que de le faire accepter aux Romains comme l'expression de la vérité • aussi Auguste, Suétone nous l'apprend, se méfiait.ilTea'ucoup et avec raison, de la maladresse des n auvais poètes II iS