‹ Etudes sur la poésie latine [microform]Chapitre 252 sur 513 · Texte de M. Ribbeck, p · texte numérisé non relu

Texte de M. Ribbeck, p

l'rob. in Virg. Bue. VI, 31. Cf. Euripid. Med. v. 1242 sqq. POÉSIK l\t:nz. u — 8

ANCIENNE TRAGÉDIE LATINE

ENNIUS

xaent du crime médité par l'épouse irritée de Jason, invoquait le secours des dieux :

Jupiter, et toi Soleil, h qui rien n'échappe, dont la liimièro •mbras-se et la mer, et la terre, et le ciel, vois ce forfait et, avant qu'il s'accomplisse, préviens-le.

Jupiter, tuque adeo summe sol qui omnis res inspicis, Quique lumine tuo maria, terram. cœliim contines, Inspice hoc facinus, priusquam fiat : prohibessis scelus*.

Des passages de ce genre ne sont pas rares non plus dans ks fragments tragiques de Pacuvius et d'Attius et achèvent de contredire cette assertion gratuite que le chœur a manqué à la tragédie latine. S'il en avait été ainsi, pourquoi Horace aurait-il pris la peine d'enseigner aux Pisons^ comment, dans une tragédie, il faut faire usage du chœur? Sans doute le chœur n'était pas tout à fait à Rome ce qu'il avait été à Athènes : il n'occupait plus l'orchestre réservé aux sièges des sénateurs et des principaux magistrats; il n'y exécutait plus ces évolutions auxquelles répondait la distribution de ses chants en strophes, anlistrophes, épodes; placé sur la scène même, il faisait probablement entendre, parla bouche du coryphée, une sorte de monologue chanté, dans le genre de ceux qui marquent les enlr'dctes des tragédies de Sénèque. « Qu'entre les actes, dit Horace, le ehœur ne chante rien qui n'aille au but de la pièce, qui no s'\ rattache. »

....neu quid medios inlercinat aclus Quod non proposito conducat et ha^.reat aple^

.le n'insiste pas sur une diiïérence bien plus considérable; }e me garde de redire, ce qui a été si bien dit*, à quel

1. Texte (le M Ribheck, p. 40; cf. 2:)0. Ces vers sont scandés di^ ferscmcnt par les cnliques.

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