DeArte }wet. 193 sqq
3. îhid. 194. . , j ' 4 M. Villemain, Essais sur le çéni" de Pindare et sur la poésie
hiriu^ic dans ses rapports avec LéLévalion morale et reUrjeusc des
ife\ip!es, 1859, ch. xiv. Voir sar cet ouvrage le Journal des SavanlSf
eabiers d'août 1859, et avril 1860.
point, transporté d'Athènes à Rome, le chœur était déchu de son inspiration lyrique.
Dans les pièces empruntées par Ennius à Euripide, le prologue n'était pas non plus supprimé, comme il l'es, chez nous. On peut alléguer les premiers vers de sa MtdècX tant de fois cités*, et qu'il est intéressant de comparer avec le début bien autrement aisé et élégant de la Mcdcc grecque'; quelques mots de son Andromède^ où l'on a reconnu la traduction de l'invocation à la nuit par laquelle s'ouvrait l'Andromède d'Euripide; d'autres vers encore rapportés sans nom d'auteur par Gicéron', qui en loue le ton tragique, qui en atteste le grand effet : vers un peu chargés toutefois si on les compare à ce dont ils semblent une bien libre imitation, au prologue de l'Hécube grecque^ M. Ribbeck, qui ne les comprend pas parmi les fragments de ï Hècube latine, est plus hardi^ en regardant comme ayant (\\x appartenir au prologue de ï Alexandcr le récit du songe d'Hécube qu'allègue encore Cicéron en compagnie du songe d'Ilia, ce beau morceau des Annales^.
Les tragédies d'Ennius avaient donc, comme les trasrédies grecques dont elles relevaient, des chœurs appropriés, il est vrai, aux convenances de la scène latine et, quand le poète suivait Euripide, des prologues. Quel en était d'ailleurs le caractère? La fidélité d'une traduction? La liberté d'une imitation? Il ne faut pas trop en croire Cicéron, quand il les appelle fabellas latinas ad verbiini a Grœcls expressas'"
1. Cic. Uhet. ad llcrcnn. II, 22; de Inient I, 49; Topic, XVI; Pe Fato, XV; De Nat. deor, III, 30; Quintilian. Inst. orat. V, 10; Priscian. De metr. comment. , etc.
2. Qu'il me sois permis de renvoyer, pour celte comparaison, à mes Il Indes sur les tragiques grecs, 3« édit. 1865-1 8G6, t. lil, p. j20 sqq.