‹ Etudes sur la poésie latine [microform]Chapitre 258 sur 513 · De Divin. I · texte numérisé non relu

De Divin. I

3. Texte de M. Ribbeck, p. 44; il soupçonne que le sed qui commence la citation est, comme ce qu'il en a retranché, de Cicéron, et enferme entre crochets le dernier vers, où il voit une addition facétieuse de quelfjue lecteur. En revanche, p 278, il propose d'ajouter à cette saiire des devins deux fragments conservés , l'un dans la Rhétorique à llerennius, IV, 12, l'autre dans les Lettres de Fronton, H, 13. Il semble, en effet, qu'on y cen-ure leur complaisance intéressée :

(Umquam) quidquam quisquam cuiquam, quod ei, conveniat, neget ?

Omnes dant consilium vanum, atque ad voluptatera omnia.

Ajoutons-y encore, d'après M. Ribbeck, p. 56, ce troisième fragment, donné par Cicéron, De Divin. I, 40 :

Qui sui quaestus causa fictas suscitant sententias.

sèment de la Fontaine dans une fable célèbreS la folie des astrologues qui, les regards attachés au ciel, plongeant dans ses profondiurs, ne voient pas à leurs pieds :

Quod est anle pedes, nemo spécial : cœli scrutantur plagas'.

Les pouvoirs publics auraient pu s'inquiéter d'entendre contester par les personnages d'Ennius l'action de la providence divine. Mais il ne faudrait | as penser qu'ils pussent i'galement s'émouvoir de ces sarcasmes contre les devins. 11 y avait à Rome une divination publique', officielle, investie d'un grand rôle dans l'Etat, et, auprès d'elle, une autre toute privée, qui, dans les temps de calamités, jouissait d'un grand crédit chez ce peuple superstitieux, qui s'emparait alors du Cirque, du Forum, du Rempart^

Plebeium in Circo positum.... et in Aggere fatum*,

pénétrait avec importunité dans les mafsons des citoyens, mais que les fois et les magistrats s'appliquaient à expulser. Tite-Live a souvent occasion de levenir sur cette lutte^. On comprend, en le lisant, qu'Enuius, dans des sorties satiriques comme celles qui viennent d'être rappelées, était uii auxiliaire oificieux de l'admmistration romaine.

1. LivT. II, fabl. 13, VaslroloQuc qui se laisse tomber dar$ un puits :

Tandis qu'à peine à tes pieds tu peux voir, Peiibes-tu lire au-dessus de ta tèie?

Autre rencontre qu'on doit croire également fortuite. Le beau vers de Racine {Bniannicus. ad. IV, se. Sj :

Et laver dans le sang vos brai ensanglantés,

a son analogue dans ce vers que Nonius, v. Sanguis (0. Ribbeck, p. 31, 253), nous a conservé de ïllécube d'Ennius :

Heu me miscram! Inlerii : pergunt lavere sanguen sanguine.

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