J^n. VIII, V. 671. — 4. Télém., VIII
5. Varr. Z)^ Ling. latin. V. 7; Cœlius, in Cic. Epist. ad [ami t. VIII. 2; Serv. in /Ln. ï, 87, IX, G67.
ANCIENNE TRAGÉDIE LATINE
Ces vers ont fourni \ dans le mot fliclus, leur contingent a ce petit nombre d'archaïsmes, par lesquels Virgile donne quelquefois h son style un air d'antiquité. De là aussi semble venu le stridor rudentum de la tempête du premier livre de VÉneide^ par imitation éclectique de Varmamentttm stridor, du rudentum sibilus. Car c'est ainsi que le passage est rapporté par les auteurs et qu'il faut le lire Rudentidhilns est une imagination de Crinitus, trop facilement adoptée par Botlie^ Ce mot n'aurait d'ailleurs rien d'invraiseuiblable chez un poète à qui Qiiintilisn^ reproche d avoir abusé jusqu'au ridicule de cette liberté de composition verbile, mieux séante chez les Grecs que chez les Latins; d'avoir dit de ces dauphins dont il n'a pas d'ailleurs, nouslavons vu\ parlé sans élégance :
Nerei repandirostrum, incurvicervicum pecus».
Si rabb4 Prévost, ce facile et naturel traducteur des lettres de Cicéron, eût eu présent à l'esprit le rapport de la tempête du Teucer avec celle de YEnéide, il n'eût pas si singulièrement interprété la citation qu'en fait Célius à son Illustre correspondant. Célius raconte à Cicéron comment Horlensius, qui a obtenu, contre l'avis du public, l'abs lution d'un de ses parents accusé de brigue, a été accu^^illi au théâtre, pour la première fois de sa vie, par les sifflets du peuple romain. Ces sifflets, par lesquels était tempérée,