Voyez plus haut, p
5. 0. Hibiieck, p. m. Un contemporain, qui n'avait peut-êtrp m*» le droit d'être dif.ic.le, étant, a dit Horace (5a^ I iv 8) l?u^ compo ère versus, LucJius, s'est non-seulement moqué du trava ide style, qudqueiois pénible, de Pacuvius : ^
Utrum tristis contorto aliquo ex Pacuviano exordio; mais semble avoir voulu parodier le vers blâmé par Quintilien : Lascivire pecus nasi rostrique repandum.
{Sat. XIX, fragm. G3; V. fragm. 18. Non. vv. Exordium, Pecus.)
FACUVIUS.
à ce qu'il paraît, la justice souvent partiale de Rome, il y arrive spirituellement au moyen du vers de Pacuvius, dont non;» est par là attestée la célébrité : Hic tibf strepitus, fremitus, clamor tonitruum, et rudentum sibilus. Faute de connaître la provenance du passage cité sans nom d'auteur par Célius, l'abbé Prévost l'a entendu dans un sens des plus bizarres : taisant venir rudentum, non du substantif rudens, mais du verbe rudere, il a ajouté aux antiquités romaines cette particularité bouffonne, dont M. Le Clerc a naturellement fait justice, que, pour témoigner à leurs hommes d'État leur mécontentement, les Romains étaient dans l'usage d'imiter le 3ri des ânes.
Deux tempêtes, c'est beaucoup pour un seul poêle tragique. Crébillon seul, je crois, depuis Pacuvius, est allé jusque-là, et dans des amphigouris descriptifs*, qu'on ne pourrait comparer aux rudes mais vraies descriptions du vieux poêle latin sans lui faire injure. Quelques fragments du Medus^ ont donné à penser que le bon Pacuvius, par faiblesse pour ce lieu commun, s'était passé la fantaisie d'une troisième tempête
Empruntons au Medus un passage où brille le talent énergiquement descriptif de Pacuvius. On voyait dans cette pièce, nous pouvons le conjecturer d'après les récits des mythologues', Médée de retour en Golchide, où était^ arrivé de s'^on côté, la cherchant en tous lieux, un fils qu'elle avait eu du roi d'Athènes Egée, Medus, comme on l'avait appela du nom de sa mère. Après une assez longiie suite d'aventures romanesques, qui, mettant en péril, et l'un par l'autre, la mère et le fils, amenaient leur reconnaissance, tous deux s'employaient de concert à replacer sur le trône leur père et grand-père Éétès, détrôné par son frère Pérîmes. Dans des vers que Cicéron cite* sans en indiquer l'au-
1. Idoménée, act. I, se. 2 ; Electre, act. II, sel. Voyez encore la tempête dùcrite dans Vlphigénie en Tauride de Guimond de la
Touche. ., . 1 o.» on/
2.1eslI''etV'=chezBothe; les V etVl'= chezO. Ribbeck, p. 87, 294.
3. Pausan. Corinth. lll; Apollod. Bibl. I, xxvii, 5, 6; Hygin. FabuL XXVII.