‹ Etudes sur la poésie latine [microform]Chapitre 288 sur 513 · Trad. du De Orat. de feu Ih. Gaillard, 4* édition · texte numérisé non relu

Trad. du De Orat. de feu Ih. Gaillard, 4* édition

ANCIENNE TRAGEDIE LATINE

Segregare abs te ausu's, aut sine illo Salamioa ingredi ; Neque paternum aspectum es veritus, quem aelate exacte in-

[digeai Liberum lacerasti, orbasti, cxstinxli, neque fratris necis, J\eque ejus gnati parvi,qui tibi in tutelam est traditus ' !...

Celte espèce d'histoire de la tragédie latine, que contiennent accidentellement les écrits de Gicéron, nous fait encore connaître une scène de Pacuvius, la scène, où, dans le Du loresteSy par une addition heureuse à la fable de l'iphigénie en Tauride d'Euripide, Oreste et Pylade, conduits devant Thoas, se disputaient, avec le nom d'Oreste, la mort assurée au porteur de ce nom, dont un oracle isans doute avait effrayé le tyran; où, ne pouvant ge vaincre dans cette lutte, ils s'accordaient à demander qu'on les immolât tous deux :

Ego som Orestes;

Immo enimvero ego sum, inquam, Orestes.

Ambo ergo una.... enicarier .... precamur *.

A cette belle situation répond à travers les siècles, comme un écho lointain, celle qui nous a montré deux rivaux de même sorte prétendant à la fois être l'Héraclius que recherche la cruelle inquiétude d'un tyran.

Ami, rends-moi mon nom : la faveur n'est pis grande Ce n'est que pour mourir que je te le demande \

Gicéron, qui fait citer, plus d'une fois*, parles interlocuteurs de ses dialogues, la scène de Pacuvius, nous apprend qu'aux fréquentes représentations de l'ouvrage ce beau combat d'amitié excitait les transports qui l'avaient accueilli à sa première apparition, quand, d'un mouvement unanime, l'assemblée se leva pour l'applaudir. C'est ainsi que M. Ribbeck'^ semble disposé à entendre : stantcs plaudc-

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