‹ Etudes sur la poésie latine [microform]Chapitre 294 sur 513 · IC · texte numérisé non relu

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ANCIENNE TRAGEDIE LATINE

parerga , tmildini en prose de divers sujets d'histoire littéraire et parliculièremenl de l'histoire du théâtre. Il est vrai qu'une expression du scoliaste* d'Horace, Acron, A(lius junior^ et la difficulté de comprendre comment Attius, né en 582, aurait pu être compris, comme le dit Eusèbe*, dans la formation de la colonie de Pisaurum , fond-^e dès 568*, ont donné lieu de distin^ruer deux Aitius, le père et le fils, et qu'on en a profité^ pour mettre sur le compte du père les comédies. Il est vrai aussi qu'on a argué* d'une ressemblance de noms pour transporler la propriété des ouvrages didactiques au grammairien Atteins. Restent, comme son œuvre incontestée, ses Annales, par lesquelles, ainsi que par ses tragédies, il a continué Ennius.

Il l'a continué, et on en peut dire autant de Pacuvins, par sa fidélité à d'autres traditions encore qu'à celles du talent. Ces poètes « n'étaient point sénateurs, a dit excellemment Pline le jeune», mais il n'y a point d'intervalle entre la dignité des ordres et la sainteté des mœurs.» Non quidem hi senalores , scd sanctilas niorum non distal ordinibvs. Non moins que ses deux devancic rs malgré une égale médiocrité de condition (il était lils ou petit-fils d'affranchi) «, et aux mêmes titres, ceux du talent, du caractère, Attius mérita la haute estime, l'amitié de personnages considérables, entre autres de Décimus Brutus, pour les ouvrages publics duquel il composa des inscriptions dont il n'était pas sans doute moins

1. C/iroM -2.Tit. Liv. IlisL XXXIX, 44; Vell. Pal. Ilist. I, 16.

3. Gyral'li, IJtston.r poet. tamgrœc. quam roman. Dia'oqi decem 1040: Bayle, Dict. art. Àtliui ; Araali, Coll. Pisaur. 177(i, t iv' Pr()lei?om.;P^orcellmi, Toliuslatinit. Lexicon, index nominum- Lantre' Vindici<r trag. rom. p. 7. etc. *"

Ji. O^nnn, Analect crihc p 62 (voir Lange , p. 3); VVeichert, PoH. Lat. rehq. p 46. Madvig, Opusc. Acad. p. 87-110 : De L. Atlii didascalus, maintient à Attius la propriété de ces ouvrages écrits en prose, selon lui. D'autres, G. Hermann, Ritsclil, Lachmann en ont parle auirement, mais se sont divisés sur le mètre employé par 1 auteur. Voyez le résumé de cette polémique dans un opusciile de Alfr. Heckeisen, dcja cité plus haut, p. 76, Catonianœ poesis reliquuv, p. 8. '^

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