Voyez, sur ce temple, ce qui en est dit plus haut, p
6. aCerni licet.... quam sint inter se Ennius, Pacuvius, Atliusque dissirailes, quam apud Graecos iEschylus, Sophocles, Eunpides, quanquam omnibus par pêne laus in dissimili scribendi génère tribualur. » Cic. De Orat. III, 7.
ANCIENNE TRAGEDIE LATINE
ATTIUS
un travail de style qui, malgré quelques traces de mauvai langau^e, quelques traces aussi d'ettorts un peu pénibles, lui avait valu, par excellence, le titre dé docte ; Attius brilla, à son tour, par la verve et par l'élévation; animosus, altuSy voilà les épiihètes qui le caractérisent chez Ovide* et chez Horace^. Peut-être, nous le verrons, faut-il le louer encore d'un progrès nouveau vers ce que n'a jamais pleinement atteint le théâtre de Rome, la liberté, Toriginalité de l'invention
La première chose dont on est frappé quand on approche des ruines du théâtre d'Attius, c'est du grand nombre de tragédies de Cd poète dont elles portent témoignage. Même en tenant compte de la longueur de sa \ie et de la facilité relative d un travail dans lequel la traduL.ion, l'imitation, avaient une plus grande part que l'inveniion, ce nombre reste encore bien considérable : cinquante-cinq .tragédies, selon le calcul de M. Boihe; cinquane-deux, selon celui de M. Ribbeck^ On doit dire que ce nombre, déjà rédiiit dans la seconde recension, est susceptible de l'être de nouveau d'après certaines considérations. N a-t-on pu, comme cela est arrivé au sujet du Néoptolème, faussement attribué à Ennius prendre le nom d'un personnage pour le titre d'une pièce? N'a-t-on pu aussi regarder comme se rapportant à dt^s ouvrages distincts des titres divers, il est vrai, mais qui désignaient une même pièce? Cette seconde méprise semble surtout avoir contribué à grossir le catalogue tragique d'Attius. M. Ribbeck ne voit qu'une seule pièce suus les titres suivants, quelquefois doubles, quelquefois triples: Agamemnonidœ et Erigona; Alcumœo et Al-