‹ Etudes sur la poésie latine [microform]Chapitre 297 sur 513 · Amor. I, XV, 19. — 2. F/pist. II · texte numérisé non relu

Amor. I, XV, 19. — 2. F/pist. II

3. Achilles, /Egixthus, yEnead^r scu Dccius, Àgamemnojiid,r,Alcfs({s Alcumao, AliJhesihaa, Amphitrun, Andromeda, Anlenorida\ Antigoua, Armnnim judicium, Asiynnax, Athamas, Atrcus, hocch,r Brntus, Clirysippus, Ctyt.rmuestra , Decins, Dripfujbus, Diotnrdes' Epiyoni. Efnnausiniache, E(iuus trojanus, Eriyotm, Eriphila, Eurysaces, llfcuba . Hdlenes, Hcraclid,T, lo, Mrdèa, Mdanifp'ns/ Mcleagtr, Mi>i'>s, Minntaurus, Mynnidones, Neoptolemus, S\fclc(jresia. Œnomaûs, Pdopid.r, Persid.r.PhilocUta, PhinidcT, Phœmss.r',Promctli€us Stasiaslœsiie Tropœum Lxberi, Telephus, Tereus, Thebais, Troades. '

phrsibxa; Amphitruo et Persidœ; Antenoridœ, Beiphobus^ et Eqiius trojanus; Clytxmncstra et Egisthtis; Epigoni <i Eriphyln; loei Promcthcus ; Minos et Mlnolaurus; Myrnr dones, Hellènes et Achilles; Neoptolemus, Troades et Hccubi PhœnUsx et Thebais; jEneadx et Decius. Ce serait dor. .. quinze tragédies à retrancher des cinquante-deux comptées par M. Ribbeck, lesquelles, c'est encore beaucoup, se réduiraient à trente sept.

Ce chifi're établi approximativement (on ne peut l'établir avec certitude), il est naturel de se demande!", ainsi que pour les prédécesseurs d'Attius, comment ces nombreuses tragédies doivent se distribuer entre les modèles grecs suivis par le poëte. Ici encore manque le plus souvent l'absolue certitude: elle ne se rencontre que pour un petit nombre d'ouvrages bien incontestablement imités ou d'Eschyle, comme \q Promclhèc, ou de Sophocle, comme r.4/itigone, ou d'Euripide, comme les Phéniciennes, les Bacchantes, même les Iléraclides. Pour la plupart, il faut se contenter d'une probabilité plus ou moins lorte.

Ce qu'on a peut-être le droit de dire, c'est que l'imitation de Sophocle et même d'Eschyle semble ici occuper plus de place que chez les précédents tragiques. Il était fort simple qu'il en fût ainsi : les devanciers d'Attius, qui avaient exploité surtout Euripide, avaient dii l'épuiser. En remontant dans l'histoire de la tragédie grecque, pour y trouver, sur les mêmes sujets, d'autres modèles, on se ménageait la chance de quelque nouveauté.

Une autre remarque, qui n'a point échappé à M. Ribbeck, c'est que, dans ce qui reste de ce théâtre, se trahit non seulement un choix moins exclusif de modèles, mais, par un progrè> naturel, un mélange plus marqué de ces modèles. Où peut l'établir par des exemples.

1. Cette réduction à une seule tragédie des Antenoridœ «tdu Deiphobus est contredite par ce passage de Nonius, v. èîertare : «Accius Antenoridis.... idem Dfiphubo. » M. Boissier qui fait cette remarque, pa^e :V2 d" sa remarquable thés- sur Attius (voyez plus haut, p. 108), rriti(pi?, comme arbitraire et excessive, Topération j^ar laquelle M. Rib- Le.k s'applique à réduire la liste des tragédies d'Attius.

ANCIENNE TRAGÉDIE LATINE

Les traîinentsde VÉ{jist/ieou de lai Ctytemnestre (ces deux titres ne désif^nent probablement qu'une même pièce, on Ta (\é']h vu) donnent l'idée d'une imitation de TAgamemnon d'Eschyle, philôt, il est vrai, quant aux situations que quant aux paroles. Or, à la fin de la pièce, sa rencontrait ce qui ne se trouve pas dans celle d'Eschyle, mais pouvait provenir ou de So[)hocle ou d'Euripide, une dispute entre Clytemnestre et Electre, dont voici un fragment:

Tu blâmes ta mère pour une juste action et approuves l'injustice de ton père !

Matrem ob jure factum incilas, genitorem injustumadprobas * !

VAnnoriim jiulicium était, le litre même l'indique, une imitation de I'^OttXojv xpiatç d'Eschyle, déjà imité, sous le même titre, par Pacuvius. Il s'y trouvait toutefois, et c'était probablement ce (jui autorisait cette reproduction nouvelle, parmi des passages qu'on a rapprochés avec plus ou moins d'évidence de l'Ajax de Sophocle, celui-ci dont l'origine est incontestable. Il a bien évidemment passé de l'Ajax de Sophocle ^ dans la pièce d'Attius, et de là peut-être, selon la remarque de Macrobe^, dans l'Enéide* dont il a inspiré un des traits les plus touchants.

Égale ton père par ton courage, et non par ta fortune. Virtuti sis par, dispar fortuuis palris*.

Le Philoctète d'Attius offre encore un exemple de cette sorte d'éclectisme. On en possède de nombreux et remarquables fragments, dont quelques-uns semblent se rapporter assez exactement à des passages de la tragédie de Sophocle. Mais beaucoup d'autres révèlent que le poète avait

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