‹ Etudes sur la poésie latine [microform]Chapitre 298 sur 513 · Ribbeck, p · texte numérisé non relu

Ribbeck, p

ATTIUS

encore suivi Eschyle, selon God. Herraann', M. Welcker* et autres ; Euripide, selon M. Ribbeck. Le sujet avait en effet occupé successivement les trois grands maîtres de la scène athénienne ; et Dion Chrysostome, on le sait, a (ait de leurs trois ouvrages un parallèle', grâce auquel nous savons quelque chose de ceux qui se sont perdus. De là de savantes restitutions tentées par les modernes et où sont entrés, pour une part considérable, les vers d'Attius.

Dans celles de ses pièces qui se rapportent aux récits de l'Iliade, M\jrmidones, Epinaiisimache, Nyctegresia, Attiusa pu aussi, c'est l'opinion de M. Ribbeck*, mêler Homère à ses modèles dramatiques. Il serait môme possible que, dans un passage pour nous très-original, car ce que nous connnaissons du théâtre grec ne nous otfre rien d'analogue, il se fût directement inspiré d'Apollonius de Rhodes dont la poésie assez récente, et par là d'un attrait plus présent et plus vif, allait bientôt être popularisée chez les Romains par le Jason de Varron d'Atax, cette imitation si vantée, si loni^temps célèbre, mais pour nous malheureusement perdue, des Argonautiques. Le poète alexandrin avait raconté'" (]u'à l'approche des Argonautes les pasteurs de laColchide, qui jamais n'avaient vu de vaisseau, s'étaient mis à fuir, abandonnant à la hâte leurs trou-ieaux, devant ce qui leur piîaissait un monstre élancé de la mer. Peut-être était-ce là le point de départ de ces vers d'Attius, qu'a rapportés, com:nentés, tournés en allégorie Gicéron^, où l'arrivée sur les cotes de la Scythie du navire Argo est ainsi peinte par un hert^er étonné, effrayé de la nouveauté du spectacle, qui ne peut se l'expliquer et n'arrive que par degrés à le comprendre :

C'est une masse énorme qui, glissant sur les eaux, arrive de a haute mer avec un mouvement impétueux, un grand bruit,

1. De JEsch\jH Philocteia, 1825; Opuscula, 1828, t. III, p. 113 sqq.

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