Sopliocl..^nh'g'. éd. Boisson, v
2. 0. Hibhcck, p. 12'^, 314. Cf. Macrob. 5afurn. VI, 1: il rapproche ce passage d'un trait pareil de Virgile {Mn. IV, 371.) :
Jamjam ne: maxima Juno, Nec Saturnius haec oculis pater adspicit aequis.
3. A.- Gell. Noct. atlic. XIV, 1; Non. v. Viviiare. 0. Kibbeck, p. 132, 322.
ANCIENNE TRAGEDIE LATINE
Si Ton peut violer la justice, c'est pour régner; en tout le reste il faut être juste*.
Cicéron, qui flétrit celte odieuse maxime dans son traité Des Devoirs', nous dit qu*il est obligé de la traduire à ses risques et périls. C'est nous dire, AI. Ribheck en fait la remarque^ qu'Atlius ne lavait pas comprise dans son imitation des Phéniciennes. Celle honnête réserve d'un pcëte de la République contraste d'une manière frappante avec les citations intéressées où son futur dictateur cherchait d'avance une apologie ; c'est en même temps un témoignage de plus de la liberté que portaient dans leur travail de reproduction les imitateurs la ins de la tragédie grecque.
La convenance dramatique, excuse légitime d'Euripide, aurait pu être celle d'Attius, s'il lui eût convenu aussi de faire professer par Étéocle la morale des ambitieux 1 1 des tyrans. Elle le justifie d'avoir, dans une autre occasion, rais dans la bouche de son Atrée cette maxime tyrannique habilement cachée sous la forme, plus appropriée à l'esprit du théâtre, d'un emportement passionné :
Qu'ils haïssent, pourvu qu'ils craignent I
Oderint, Dum metuant*.
Cicéron, qui a rapporté plus d'une fois* ce trait énergique, prévoyait que des méchants pourraient s'en saisir, s'en autoriser. 11 a été, en effet, nous le savons par l'histoire^ à l'usage de Tibère, de Caligula. Sénèque' s'est efforcé d'en détourner la pensée de Néron, bien vainement sans doute : à ceux qui lui parlaient du bonheur promis d'abord par son règne, Néron a certainement répondu ce