De Ira, I,-16, 20; DeClemcnlia, I, 12; II
ATTIUS. 177
que lui a fait répondre Racine* traduisant à propos Attius:
Heureux ou malheureux, il suffit qu'on me craigne.
Un dernier écho d'Attms, et en même temps de Racine écho afiaibh, s'est fait entendre dans ce vers du Tibère de Chenier* :
Rome peut me haïr, pourvu qu'elle me craigne.
Je ne voudrais pas laisser croire que dans ces Ira-édies cl Atlius, non moins sentencieuses que celles auxquelles elles succédaient, il ne se rencontrait pas des maximes plus avouées par la morale, dignes d'être acceptées de tous comme des images fidèles, des règles de la vie En voici quelques-unes qui nous montrent que l'ensn'gnement donne au théâtre par Ennius et Pacuvius, ces élèves d'Eu, ripide, n avait pas été délaissé par Attius :
rie^'d W^^ ^''''^^''' ^'' ^^'"' ^' '''^' ^''' h"^a^"e n'ont Nam non facile sine deum opéra humana propria sunt bona \
Qiîelque rang que donne la fortune, il n'en est point de si bas, qu il puisse altérer un bon naturel. ^
Sein ut quem cuique tribuit fortuna ordinem Nunquam ulla bumilitas ingenium infirmât bonum^ ?
Beaucoup, faute d'égalité d'âme, ont ajouté à leurs manv nn
Multi iniquo, mulier, animo sibi mala auxpre in malis Quibus natura prava magis quam fors aut fortuna obfuit«.