‹ Etudes sur la poésie latine [microform]Chapitre 306 sur 513 · Voyez plus haut, p · texte numérisé non relu

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3. A.'Gell. Noct. atlic. xnij 2. — 4. Voyez plus haut, p. 176. b. De Orat. III, 58.

ANCIENNE TRAGEDIE LATINE

VAtrée d'Atlius, on n'en peut guère douter et M. Ribbeck n*en doute pas, s'annonçait par des vers qui semblent traduire un prologue d'Euripide et pourraient donner à penser que c'est le Tliycsle de ce poëte et non un des deux Tlujestes de Sophocle, ou son Atrèe qu'Altius avait imité.

Je commande dans Argos; je porte le sceptre que m'a laissé Pélops, près de cet isthme pressé entre l'Hellespont et la mer Ionienne....

En impero Ar^is, sceptra mihi liquit Pelops, Qua ponlo ab Helles atque ab lonio mari Urgetur islhmusi.

Ces vers, d'une entlure volontaire, obtenue par le choix, par le son des mots, et dont Cicéron* et Quintilien* ont curieusement expliqué l'arlifice, Sénèque* les supposait récités, avec des attitudes superbes, par un pauvre comédien recevant pour sa peine, outre la pitance des esclaves, un médiocre salaire. Au temps de Gicéron, ils l'étaient par i'opulent Ésopus, entrant si complètement dans l'esprit son rôle, qu'un jour, par mégarde, il étendit mort à ses pieds, d'un coup de son sceptre, un esclave qui s'était approché trop familièrement du tyran d' Argos ^

Nous avons quelques-uns des vers où Atrée rappelait ses griefs contre son frère Thyeste :

En si haut rang, c'est chose bien dangereuse que les compagnes royales soient profanées et leur race altérée par un impur mélange....

Bien plus, ce gage mystérieux de la durée de mon trône que m'avait envoyé le père des dieux, cet agneau à la toison dorée trouvé parmi mes troupeaux, Thyeste osa autrefois l'enlever de mon palais, et il prit ma femme pour complice do son larcin.

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