Non. V. Contemplare. 0. Ribbeck, p
2. TuscuL II, 7. 0. Ribbeck, p. 178, 311; il oppose à ce passage et au passage grec dont il paraît imité, des vers d'Euripide {Fragm. incert. XLIX, édit. Boisson.) oi'i est blâmée, comme indigne du suge, une pareille expres^-ioti du désespoir
ANCILNNE TRAGÉDIE LATINE.
la possession des armes d'Achille d'heureuses paroles dont (levait, plus lard, daus ses élégantes Métamorphoses * s'inspirer Ovile. On a fait rarement un meilleur usage de celte ironie sous laquelle se cachent quelquefois de tragiques passions, que dans les discours moqueurs qu'adressait à Ulysse i'Ajax d'Attius :
Je t'ai vu, Ulysse, d'un rocher lancé par ta main, abattre le grand Hector; je t'ai vu couviir de ton bouclier la flotte des Grecs; et c'était moi alors qui, tout tremblant, conseillais la honteuse fuite.
Vidite, Ulixes, saxo sternentem Hectora,
Vidi tegentem clipeo classem Doricam ;
Ego tune pudendam trepidus hoi tabar fugam *.
Et d'autre part Attius avait fait tenir à son Ulysse, dans une cause difficile, un langage digne de cet habile orateur des temps héroïques, à en juger par ce passage :
Conquérir ce trophée sur un guerrier si brave serait pour moi une belle victoire ; mais, vaincu par lui, la défaite ne me serait point une honte.
.... Nam tropaeum ferre me a forti viro Pulcrum est : si autem vincar, vinci a tali nullum m' est
[probrum *.
Attius paraît avoir montré, dans ses tragédies, un talent oratoire dont témoigne encore cette anecdote contée par Quinl3lien\ On lui demandait pourquoi il ne plaidait point, lui si fécond en excellentes répliques. Il en donna cette raison : au théâtre les personnages disent ce qu'il me convient de leur faire dire ; au barreau, mes adversaires diraient tout autre chose que ce qui me conviendrait. Si Altius, prudemment, n'a plaidé que dans ses tragédies, il y a eu alo;'s un orateur, de Pisaurum comme lui, et de son nom, T. Attius, que Gicéron n'a pas ménagé dans un de ses plaidoyers % mais dont il a loué, dans son histoire