liudt. orat. V, xm, 43. — 5. Pro A. Cluenlio
ATTIUS
de l'éloquence romaine*, le talent et la science. On a vu' dans cet orateur un fils du poëte tragique venant occuper au barreau la place que son père s'était abstenu d'y prendre.
Parmi les fragments d'Attius, il y en a dont l'intention particulière n'est pas suffisamment connue, dont on n'aperçoit guère que le sens général, et qu'on peut qualifier d'éloquents, et d'un genre d'éloquence plus simple qu'il n'appartient d'ordina re à la tragédie latine ; celui-ci, par exemple, de ÏAthamaSy fort beau, soit qu'on y voie avec M. Ribbeck, l'effroi d'une âme pudique à la révélation d'un secret honteux, soit qu'on en fasse, comme d'autres, l'expression du remords :
Veritus sum arbitres, atque utinam memetpossemobliscier^. Cet autre de VAstyanax :
Qu'on l'emmène; son noble aspect a rempli mon âme de pitié.
Abducite intro : nam m-hi miseritudine Commovit animum excelsa aspecti dignitas*.
Cet autre encore du Télèphe :
La fortune a bien pu m'enlever mon trône et ma puissance, mais non pas ma vertu.
.... Nam si a me regnum fortuna atque opes Eripere qui vit, at virtutem non quiit".
Et toutefois, dans le premier de ces deux passages se rencontre un mot qui en altère la dignité, la noblesse par