‹ Etudes sur la poésie latine [microform]Chapitre 321 sur 513 · Non. vv Devorare, Adauctare. 0. Ribbeck, p · texte numérisé non relu

Non. vv Devorare, Adauctare. 0. Ribbeck, p

ATTIUS

devant lui la terreur, la fuite, le carnage, la colère des dieux du ciel et des dieux .des enfers, attacher ses imprécations fatales ai X enseignes, aux armes olTensives et défensives des ennemis, et trouver dans un même lieu , avec sa propre perte, celle desGau oi> et des Samnites , il se précipite, de toute la vite>se de son cheval, au plus fort de la mêlée, et, courant au-devant des traits, reçoit la mort.

Si, comme il ( st vraisemblable, n'ont pas été plus oubliés clans Ja tragédie que dans l'histoire, qui y revient par deux fois, les formes consacrées du sacrihce, les paroles que devait faire entendre la victime, le costume qu'elle devait revêtir, cette robe prétexte dont il fallait qu'elle s'enveloppât le corps et la tête, à aucune pièce du tliéâire de Rome n'a pu s'appliquer plus exactement le titre de Fabula prxlexla.

M. Ribbeck regarde comme provenant des rapports faits aux consuls par leurs éclaireurs, sur ce qui se passe dans le camp ennemi, ce vers :

Cl more et gemitu templum resonit cœlitum '.

La voûte céleste retentit de cris et de gémissements.

Peut-être une tout autre place, au dénoûment de la tragédie, lui est-elle assignée par cette conclusion du récit de Tite-Live :

On ne put, le jour même, retrouver le corps du consul caché sous des monceaux de cadavres ennemis. On le découvrit le lendemain, et il fut ra:tporté au milieu de bien des larmes. Interrompant tout autre soin, Fabius célébra les funérailles de son collègue, comme il était juste, avec toutes sortes d honineurs et de louanges.

Tife-Live dit encore qu'au triomphe qui couronna la guerre, les soldats, dans leurs chants improvisés, célébrèrent sans art, à l'égal de la victoire de Fabius, la mort de Décius, ce dévouement privé, si profitable au public, par lequel il avait renouvelé la gloire paternelle. Dans le siècle suivant, Décius reçut un autre hommage, un hommage lit-

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