‹ Etudes sur la poésie latine [microform]Chapitre 333 sur 513 · Alhen. Dcipn. V · texte numérisé non relu

Alhen. Dcipn. V

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5. Senjqiie, Efmt. Vlll/.lii'la'môme chose (rouvr.iffes selon lui in lermédiaires enue la tragédie et la congédie etqui .j.pfrle'.iJ^^H peutêtre à la fabula tabernarm : «quam rmilti poeue dfcunt (luœ a^^h lo.oph.s aut.i.c.n.laaut dicta sunt! Non aitin;,an, tiag.cos auut' ta -..s, as Iw.hent emm haï q.oque ali .uid Sivcritaiù et su t imer 'Ouœdias et liagidasmediaî.» ^^ ^u i loier

LES ATELLANES ET LES MIMES. 213

ratellane latine à sa plus brillante, et probablement à sa pius irréprochable époque. Mais le térûoignage de Valère- Maxime n'est pas isolé; Fronton^ Donat^ et d'autres ont ioué 1 élégance de ces mêmes pièces, en certains endroits si grossières. On ne peut se refuser à croire, avec M. Meyer» sans le bien comprendre, que, dans leur voyage de la Cara- . panie à Rome, dans leur passage des bateleurs osques à leurs libres acteurs romains, elles avaient réellement gagné pour la décence, la délicatesse, le sérieux. Peut-être le comprendrait-on mieux si on les pouvait lire tout entières SI on pouvait mieux savoir quelle était la rançon des excès permis à un genre si bas. 11 est probable qu'il se trouverait que les atellanes avaient quelquecbose du mérite qu'on admire chez Aristophane et Rabelais; que l'oidnre y servait d'enveloppe à de fines saîires, à des pensées justes, foftes profondes, sur la nature humaine, la société, le gouvernement ; qu'il n'y manquait pas plus que dans les mimes, eux-mêmes si pétulants, si licencieux, de ces maxiires par lesquelles ces derniers ouvrages, après avoir, sur la scène charmé la belle société du temps de César, ravissaient à la lecture un philosophe comme Sénèque, lui paraissaient dignes du cothurne. Il faut citer ses paroles, qui sont pro- ])res à donner une idée de ce mélange, embarrassant à concevoir, de grossièreté et de débcatesse, de bassesse et d'élégance, de folie et de gravité, qui paraît avoir été, à une certaine époque, le caractère des mimes, et, aussi bien que <les mimes, des atellanes. PubUus îragicis comiclsque vehementior ingeniis , quoties mimicas imptias et vcria ad mmmam caveam spectantia rcliquit, inter multa alii co- IhuniG non tantum sipario fortiora et hoc ait\.,. Sénèque, avec Publius Syrus, lisait aussi Pomponius, l'auteur d'atellanes. Il cite de lui cette belle pensée :

Il en est qui se sont si profondément enfoncés dans le^ ténèbres, qu jIs croient trouble ce qui est dans la lumière : "^

1. Ad M. C,rs^ I p. 53. éd. Mai. - 2. Prol. in Terent. npisi. VIII, xciv, cvin. Senec. Rhel. Controv. III, 18.

214 ANCIENISIE COMÉDIE LATINE.

Quidam adeo in latebras refugere, ut putent in turbida Esse quidquid in luce est'.

A quelque degré de mérite et d'intérêt que la conjeclnre puisse porter Jes atellanes et les divers essais de composition dramatique qui les avaient précédées, il ne faudrait pas, je crois, en abuser pour leur attribuer, à l'exclusion des pièces imitées du théâtre grec, l'honneur d'avoir été l'expresi^ion originale du véritable esprit romain. C'est ce que paraît faire M. Meyer* cédant, si je ne me trompe, à ce penchant actuel de la critique, auquel nous avons tous plus ou moins cédé, de sacrifier, par satiété d'adiLir.ition, les œuvres régulières d'un art poli aux productions brutes des Ages primitifs ou regardés comme tels. Mais d'abord, 01^ l'a pu voir, ni la poésie fescennme, ni les satires, ni les atellanes, n'ont eu celte complète originalité qu'on leur attribue, étant toutes trois résultées d'autant d'empiunls fait.s à l'étranger. Que si on répondait que ces emprunts ont fourni tout au plus un cadre aux libres développements de la pensés romaine, y me croirais fondé à prétendre qu'il en a été à peu près de même de ceux qu'on a faits ensuite à la Grèce. Que de tr.iits romains, trop romains même quelquefois pour Texactitude de l'imitation, dans ces pièces transplantées d'Athènes à Rome I Quel plus légitime interprète de la gaieté populaire que Plante, de l'élégance patricienne que Térence? Ajoutons que ce qui a précé é le genre dont ils ont comme rempli la scène latine, nous est trop complètement inconnu pouravoir droit h quelque chose de plus qu'à notre curiosité. Nous n'avons jamais rien lu ni pu lire de la poésie fescennine, des satires, ni môme des véritables atellanes. Car celles dont il

1. Senec. Epùt. m. Munk donne ainsi ce passage qu'il attribue à. Pompon us, Tauteur d'atellanes. D'autres l'ont attribué à Fomponius Secundus, le poëte tragique. Juste Lipse, qui n'y trouvait point de couleur [)oétique, aimait mieux le renvoyer à un philosoplie du même nom (pii vécut sous Auguste cl Tibrre. Bothe, dans son recueil de fragments tragiiiues etcomiciuesdu théiltre laiin, ne l'a point rapporté,, sans doute parce (ju'il en jugeait de même.

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