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3. Voyez entre autres les interprétations de MM. Schober et Magnin , ouvrages cités.
ANCIENNE COMrÎDIE LAT.NE.
montrés sous un jour divertissant. Tel était, parmi les ouvrages tra^'i-comiques attribués à Rhinlon, un Ampliitryoni dont celui de Plante, où les dieux et les héros sont bien sacrifiés, a peut-être été imité. Quoi qu*il en soit, on peut croire que Poraponius et Novius ont remis en honneur ce genre d'ouvrages ; le premier dans soa Agamemno suppositus, son Atreus\ son Marsyas\ lo second dans son Andronacha^ json Eunjsacès\ ses Phœnissx^, son Plcu!i\ son Paul us '^ ; qu'ils ont pris possession de ces sujets mythologiques ou historirjues, qu'on ne s'attend guère à rencontrer dans leur théâtre, en y introduisant, avec leur langage facétieux, les personnages convenus qui faisaient le fonds de l'atellane. Gela peut se comprendre par analogie. Dans les catalogues du théâtre de la Foire, honorés si souvent par les noms illustres de Piron et de Lesage, se rencontrent aussi des sujets mythologiques, des sujets historiques, que l'intervention d'Arlequin fait descendre des nobles scènes de l'Opéra et du Théâtre-Français jusqu'à cette scène subalterne; de là, Arlequin- Aiys, Arlequin-Orphée Arlequin-Mahomet, et tant u'autres. C'e^t par un tel procédé sans doute que l'atellane de l'omponius, de Novius, attirait à elle, après les graves imitations d'Ennius, de Pacuvius, d'Attius, telle tragédie de Sophocle ou d'Euripide, les Phéniciennes par exemple. IS'est-on pas tenté de retrouver le double déh des deux frères ennemis dans ce vers bouffon des Phœnissx de Novius :
Sume arma. — Quid est? — Jam occidam clava scirpea.
L'emploi du même procédé peut expliquer tant de titres communs h Tatellane de nos deux auteurs et aux divers genres de comédie qui s'étaieat jusque-là succédé sur la
1. Athen. Deipn. III, 76. — 2. Non. vv. Krperqisceret. \oliftcem 3. Arnol). Adv. gent. , II. — 4. Serv. in Y\r^ Georg . I, 2C6 5. Nqn. De num. et cas. — 6. Fest. v. Scirpus.