‹ Etudes sur la poésie latine [microform]Chapitre 336 sur 513 · Kest. v. Rutabulum · texte numérisé non relu

Kest. v. Rutabulum

8. Non. v Celere. Celte liste, donnée par M. Bothe, a été depuis fort réduite par M. Ribheck, qui n'y a compris ni lA^r^V, attribué à Pomponius, ni VAndromaque, VEurysacès, donnés comme de Novius

LES ATELLANES Eï LES MIMES.

scène latine. Pour peu qu'elle fasse vovc^er son personnel bouflbn hors du pays des Osques daas les petites cités de la Grèce ou de Tltaiie, qu'elle l'amène à Rome, sin-iu aux nobles quartiers, du moins aux faubourgs de la grande ville, elle a sa fabula palliata, sa fabula togata, sa fabuln tabernaria Pomponius a composé des Adelphcs comme Térence, Novius un Colax comme PJaute *, et beaucoup do leurs pièces, on peut facilement s'en convaincre, rien qu'en parcourant la liste fort exacte et furt instructive qu'en a donnée M. Meyer à la fin de sa dissertaiion, beaucoup de leurs pièces sont tn communauté pour le titre, et sans doute aussi pour le sujet, avec les ouvrages où Afranius et d'autres })oëtes de la même école avaient expiûmé, à leurs divers étages, jusqu'aux j)lus bas, les mœurs de Rome.

Ce dernier mot m'amène à une question que je ne résoudrais pas tout à fait comme M. Meyer 2. Les atellanes lui paraissent avoir été surtout des pièces de caractère : et pourquoi? h cause de ces personnages, toujours les mêmes qui y figuraient. Mais ces personnages, bien qu'invariables, étaient marqués d'un cachet de fantaisie tout individuel; ils n'offraient pas ces types généraux des travers, des ridicules, des vices de la niture hu n^iine e t de la société, que l'on appelle proprement des caractères. Rien de plus rare, dans l'ensemble de la comédie latine, que des pièces fondées sur le développement d'un caractère. Cela n'a pas dû être assurément plus commun parmi les atellanes. Je m'imagine que, dans ces ouvrages, une intrigue d'une complication amusante, telle que l'indique le mot souvent répété chez^es anciens et devenu proverbial de tricœ atellanœ^, mettait habituellement en relief des traits de mœurs populaires; que c'étaient, pour la plupart, de petites comédies d'intrigue et de mœurs tout ensemble, très-peu relevées par le sujet, par le langage, mais admettant cependant, pour y faire la part de la bonne compagnie, ce mélange .

1. Ce Coiaj, attribué par Bothe à Novius, ne lui a pas été conservé par M. Ribheck.

Page 1