Non. v. Ominas
2. Id y Capulum. - 3. Lucret. De Nnt. rcr. Ilf, 1008 «a.i 4. Hor. Epm. i, xvr, 33 sqj. 5. Hor. Sat. I^ G9. ^^^'
LES ATELLANES ET LES MIMES
droits, mais un partage réel, qui lui donnât, non pas seulement le sléiile jfi/^ Lalii, jus italicum, la prérogative onéreuse (.'e verser ton sang pour la métropole, mais sa part dans les sutTrages, une véritable communauté dans le pouvoir politique. De là la guerre sociale, fomentée secrètement par Marins, l'homme d'Arpinum, étouffée par Syila, le terrible repré:;en;aut des antiques privilèges de Rome. On vint à bout de cette guerre en détachant de la confédération quelques peuples par le don de ces droits qu'on refusait à tous et en exterminant les autres. Mais l'irritation qu'elle laissa après elle devait ajouter quelque chose à rinlérêt des satires poli.iques présentées par les atellanes. M. Meyer m'excusera si, profitant d'une de ses indications, j'ai essayé d'ajouter un chapitre à son savant et ingénieux travail. Je n'ai plus qu'un doute à lui soumettre. D'un passage de Gicérou * et d'un autre de Macrobe^, on peut conclure que l'atellane, si florissante au temps de Sylla, avait au temps de César cessé, en grande parlie, d'être li petite pièce du spectacle, et que, sous Auguste ou sous Tibère, un poète appelé, soit Mummius, soit Memmius, lui rendit la vogue qu'elle avait perdue. M. Meyer, cherchant à s'expliquer ces vicissitudes, les attribue au mauvais vouloir de César fjue blessait ]a liberté des atellanes, et à la faveur d'Auguste, fort enclin, pour se rendre pcpulaire, à relever tout ce que son prédécesseur avait abaissée Je crains bien que ce ne soient Ici que des suppositions gratuites. Pourquoi aurait-il été si difficile à César de supporter les atellanes, pu squ'il supposait hien les mimes, plus agressifs, plus directs, à l'atrût de toutes les circonstances qui pouvaient prêter à la personnalité, pour en amuser la malignité des Romains? Il y a de cet esprit des mimes bien des témoignages, un, entre autres,
1. a Nunc venio ad joca'Iones tuas, quoniam tu .sccundum Œnomaùm Altii, non ut olira solebat, aleilanum, sed, ut nuiic lit, ini- Dium iiitrnduxisti. >» Epist. ad fam. IX, 16.
2. " Miimmius post Nov^ium et Pomponium diu jacentem artem aicllariicain suscitnit. Sdtum. I, 10. •