‹ Etudes sur la poésie latine [microform]Chapitre 342 sur 513 · A. Gell. Noct. att., in, 3; Euseb. Chron., etc · texte numérisé non relu

A. Gell. Noct. att., in, 3; Euseb. Chron., etc

PLAUTE ET TERENCE

Un tel exemple était décourageant : la comédie fit ce qu'avait fait autrefois, par crainte de la pénalité des Douze Tables, la poésie fescennine,

Vertere modum formidine fustis

Ad bene dicendum delectandumque redacti*.

Elle se restreignit, et l'on ne peut pas beaucoup la plaindre d'une réserve dont elle s'est bien trouvée pour sa sécurité et pour sa gloire, à l'imitation de la Comédie moyenne et surtout de la Comédie nouvelle, c'est-à-dire à la censure générale des mœurs.

M. Meyep reproche à Plaute d'avoir fait, peu généreusement, de la mésaventure de Névius un sujet de plaisanterie, dans cette tirage où est si vivement décrite la pantomime d'un maî;re fourbe, méditant un plan de campagne :

Voyez un peu, je vous prie, quelle posture! comme il assemble ses pensées d'un front soucieux ! Le voilà qui frappe du bout de ses doigts sa poitrine: il veut, je crois, évoquer au dehors sa sagesse. Mais il se retourne, en se penchant à gauche ; sa main, de ce côté, est appuyée sur sa hanche, et, de la droite, il compte sur ses doigts ; il se frappe la cuisse droite avec violence. Les idées ne lui viennent donc pas à son gré ? Il fait claquer ses doigts ; son cerveau travaille ; il change de moment en moment d'attitude. Oh! oh! il hoche la tête, ce qu'il a trouvé ne le satisfait pas. Quelque idée qui sorte de là, elle sera bien mûre et non prématurée. Eh mais, il bâtit ; le voilà qui étaye son menton d'un arc-boutant. Fi! je iraime pas cette manière de bâtir ; car il y a, m'a-t-on dit, un poëte latin qui a le col arc-bouté, tandis que deux gardiens se tiennent en sentinelle couchés incessamment auprès de lui....

Ecce autem aedificat : columnam mento subfulsit suc. Apage, non piacet profeclo mi illa inasdifîcatio. Nam os columnatum poeiae esse inaudivi barbare, Quoi bini custodes semper lotis horis adoubant*!

M. Naudet, dont je reproduis et continuerai de reproduire, s'il y a lieu, dans d'autres citations, la traduction si haoile et si élégante, avait, avant M. Meyer, blâmé ces

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