Asin.j Mercat
PLAUTE ET TERENCE
le personnage ainsi désigné est ce que nous nommons un armateur. Or il n'y est nullement question des affaires de son commerce, de son caractère de négociant, mais simplement de ses amours.
En revanche, dans un canticum du Rudens\ auquel M. Meyera donné une juste attention*, des pêcheurs s'entretiennent, avec une gaieté mélancolique qui rappelle la célèbre idylle de Théocrite, de leur vie laborieuse et misérable.
Dans les Menechmes^ paraît un médecin; dans le Curculio^ un des acteurs enjoué par plaisanterie le personnage. Ailleurs, par exemple dans V Amphitryon^, dans VEpidicus\ il est question des boutiques où l'on pratiquait la chirurgie et la pharmacie. Cette peinture est précisément contemporaine de l'introduction de la médecine à Rome, malgré l'opposition de Gaton. Les médecins de Plaute parlent grec, comme les nôtres ont autrefois parlé latin; ils ont des systèmes qui suffisent à tout; ils cachent leur embarras sous des formules, de grands mots et une imperturbable confiance. Ce sont vraiment les prédécesseurs des médecins de Molière. Voici un trait qui vaut bien la fameuse explication de la vertu de l'opium
.... Mon foie esta la torture.... — Alors le mal qui te travaille est un mal hépatique.
.... Cruciatur jecur....
— Tum te igitur morbus agitât hepatarius^
Le Pœnulus* produit sur la scène une étrange profession, qui n'était pas inconnue des Grecs^ et avait à Rome son domicile particulier ; nous le savons par Plaute :
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