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254 ANCIENNE COMÉD'.E LATINE.
Mei sodales Quaerunt in triviis vocationes*.
Ce sont là de vrais parasites, trop semblables à ceux de la comédie, et Catulle, qui se met obligeamment de moitié dans ces disgrâces de bas étage, qui s'écrie avec un désappointement dont on est lente de rire, loin d'y compatir : « Cherchez donc de nobles amis ! »
.... Pete nobiles amicos !
Catulle s'expose fort à faire crier lui-même au parasite. N'avait-il jamais vu au théâtre TErgasile de Plante en quête d'un dîner, perdant sans fruit, sur la place publique, pour se faire inviter, les meilleurs bons mots de son répertoire, et se plaignant que les riches, que les grands ne traitent plus que ceux qui peuvent les traiter à leur tour :
Eos requirunt, qui lubenter, quom (derint, reddant domi*.
On ne donne à dîner qu'à celui qui le rend ; On ne le donne pas, on le prête, on le vend^.
Ces rapprochements entre les parasites réels de la société antique et les images d'une exagération bouffonne qu'en avait exprimées la comédie grecque et latine, m'ont mené un peu loin. Je me hâte de passer à un troisième et dernier personnage, aussi vrai, à son origine et, dans les continuelles reproductions qu'on en faisait sur la scène, d'un comique aussi chargé que le parasite, au militaire fanfaron. Le parasite, le militaire fanfaron allaient presque toujours de compagnie, et Cicéron nous a dit pourquoi :
Les flatteries de l'un n'auraient pas paru si plaisantes sans la jactance de l'autre.
Nec parasitorum in comœdia assentatio nobisfacetavideretur, nisi essent milites gloriosi*.