Epist. II, I, h9 sqq
6. Volcatius Sedigilus, apud A. Gell. !foct. att. XV, 24. 1. Voyez plus haut, p. 234.
Thrason n'est pas autre chose que le fanfaron, le vaniteux*.
Les esclaves n'oflrent plus chez Térence cetle race malfaisante qui porte dans la société, par laquelle elle est flétrie, opprimée, une guerre intestine; ce sont des serviteurs assez doucement traités, en récompense assez zélés, qui rusent, mais pour leurs maîtres, et se font pardonner leurs fourberies par du dévouement et même quelquefois de l'honnêteté.
Dans ce nouveau théâtre, les courtisanes ne se distinguent plus guère des femmes honnêtes que par le malheur d'une situation au-dessus de laquelle les élève ou la délicatesse de leurs sentiments, ou du moins Télégance de leurs manières, jusqu'à ce que quelque découverte généalogique, ménagée au dénoûment, les replace dans un rang plus honorable, dans une condition plus décente.
Si les maris ne se montrent pas plus aimables qu'auparavant à l'égard de leurs femmes, celles-ci, témoin la Sosirate de VHécyre, paraissent plus dignes de leurs bons procédés. Les jeunes gens sont désormais moins libertins qu'amoureux, efles vieillards plus occupés de les ramener dans le bon chemin que de les suivre dans leurs égarements. C'est presque le contraire de ce qui se voyait chez Plaute.
Les personnages de Térence ne sont ni tout à fait bons, ni tout à fait mauvais; ils paraissent même, en général,' ]jlutôt bons que mauvais; ils ont les penchants qui résultent pour l'homme de sa nature, de ses relations domestiques et sociales, avec ce mélange de faiblesses qui en sont inséparables. Plaute a poussé plus loin, jusqu'au vice, avec une énergique et inflexible gaieté. Ce que dit Horace, d'après Aristote, des divers âges de Thomme, pourrait paraître un programme fidèle de la comédie de Térence. 11 ne suffirait pas pour celle de Plaute.
Une peinture presque étrangère à Plaute et qui occupe une très-grande place chez Térence, c'est celle des rapports naturels qui lient les pères et les fils. Plaute ne nous donne