Parerga Plaiitina Tercntianacfue, Le'psick, 18i
ANCIENNE COMÉDIE LATINE
pose ingénieusement, qu'ils ont été ajoutés à la Bœotia^ lors d'une reprise de l'ouvrage, au commencement du septième siècle, lorsque, comme le dit le spirituel prologue de la Casina *, le public romain, se lassaat des poêles qui avaient en ce temps la mission de le divertir, redemandait les vieilles comédies de Plante, revues avec plaisir par les vieillards dont elles avaient charmé la jeunesse et plus propres que les pièces nouvelles à piquer la curiosité des jeunes gens. Voici par quels vers fut annoncée la reprise de la Casina et aurait pu Têtre, selon le système de M. Ritschl, celle de la Bœotia : il est de notre sujet de les rapporter, c'est l'œuvre anonyme d'un de ces poètes, représentants de la fabula palliata, dont nous cherchons à retrouver la trace.
Celui qui préfère le vin vieux agit selon moi, en homme sage, comme ceux qui se plaisent aux vieilles comédies. Puisque vous approuvez les œuvres anciennes et l'ancien langage, les vieilles comédies surtout doivent avoir votre approbation. Les pièces nouvelles qu'on donne aujourd'hui sont encore plus mauvaises que la nouvelle monnaie. Or donc, nous nous empressons, ayant appris par la voix publique votre affection particulière pour le théâtre de Plante, de vous donner une ancienne comédie de cet auteur, laquelle fut applaudie par ceux d'entre vous qui se rangent dans les centuries des vieux : les jeunes, je le pense, ne la connaissent pas; mais nous allons la leur faire connaître, nous n'y épargnerons pas nos soins. La première fois qu'elle parut elle emporta la palme sur toutes les autres. C'était le temps où brillait la fleur des poètes, qui sont maintenant descendus au commun séjour*...
Qui uluntur vino vetere, sapienteis puto,
Et qui lubenter veteres spectant fabulas.
Antiqua opéra et verba quom vohis placent,
iEquom placere 'st ante veteres fabulas.
Nam, nunc novae quae prodeunt, comœdiaa
Multo sunt nequiores, quam numi novi. '
Nos postquam populi rumorem intelleximus,
Studiose expetere vos Plautinas fabulas, i
Antiquam ejus edimus comœdiam,