‹ Etudes sur la poésie latine [microform]Chapitre 383 sur 513 · Pœdium, fragm. il. ^on. v. Prœstolat. 0. Ribbeck, p · texte numérisé non relu

Pœdium, fragm. il. ^on. v. Prœstolat. 0. Ribbeck, p

ANCIENNE COMÉDIE LATINE

d'un voile de pourpre. A cet aspect imprévu, le voilà qui demeure stupide; l'amour a comme frappé son âme de torpeur;

Ducit me secum : postquam ad asdem venimus, Veneratur deos, interea aspexit virginem Instantem, in capite indutam ostrinam riculam.

Erus stupidus adstat : ita ejus aspectus repens Cor torporavit homini amore •;

qui leur reproche même en face, comme Stéphanion à Phaedria, leur extravagance :

Vecordi Vagas insania *.

On a beau se fâcher et s'écrier :

Etiam me irrides, pessime ac sacerrime*?

il faut bien souffrir ces libertés ; car c'est sur l'adresse du mauvais plaisant que l'on compte pour se procurer l'argent dont on a besoin, et il en faut beaucoup : ces amoureux aiment, par surcroît, les dispendieux accompagnements de la vie amoureuse :

Coronam, mensam, talos, vinum, haec hujusmodi Quibus rébus vita amantum invitari solel*.

Leur passion, toute seule, est fort coûteuse ; ils ont affaire à des femmes habiles dans l'art de Tentretenir, de l'exciter, par une réserve calculée :

E.2^0, edopol, docta dico : quae mulier volet

Sibi suum ami:um esse indulgentem et diutinum,

Modice atque parce ejusserviat cupidines";

qui ne sont guère embarrassées pour demander : Me vis potiri ? fac ego potiar quod volo ®;

1. Hetœra, fragm. I, H, Non. vv. Rica, Torporavit. 0. Ribbeck, p. 81

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