‹ Etudes sur la poésie latine [microform]Chapitre 388 sur 513 · DeNat. rer.lll, 957^ ^'^*^''"'"°^^ef'n"a''asquenumeres · texte numérisé non relu

DeNat. rer.lll, 957^ ^'^*^''"'"°^^ef'n"a''asquenumeres

peuple', des petites boutiques, des petites auberges, des échoppes, des tavernes, explique assez le caractère populaire et trivial, le rang subalterne.

Horace interdit aux dieux, aux héros de la tragédie iorsqu ils se montrent dans le cadre familier du drame' satyrique, de descendre jusqu'à la bassesse de langage de la fabula tabernaria : ° °

Ne quicumque deus, quicumque adhibebitur héros Regah çonspectus in auro nuper et ostro. '

Wigret in obscuras humiU sermone <o6er^s «.

Dans un théâtre comme celui de Rome où des places distinctes étaient assignées aux divers ordres de I'êÏÏ lî n était pas extraordinaire que, par une distribution hiér'aruTh rf"^"'' }^' ""«"rs élégantes fussent dévolues à naria LT'^i: 1 '"'^"■•«.^^«^«ières à la fabula taber-

Sévérité qui la fait placer par Sénèque», dont j'emprunte 1 expression, entre la comédie et la tragédie Plus voism encore de la tragédie devait être ce genre

qu , de la trabee, vêtement des chevaliers, ses acteurs . spéciaux apparemment, reçut le nom de fabLla trallZ^. On ne voit pas qu'au théâtre d'Athènes, démocratigne comme la société elle-même, la comédie, sous ses formes successives. Ancienne, Moyenne, Nouvel e, ait connues distinctions peu favorables à la vérité et à l'intérêt Car dans la vie réelle, il n'y a pas pour les classes, les condTtons diverses.un te isolement ; elles se rapp'rochen. e touchent, se confondent, et de leurs rapports de toutes sortes, reproduits dans les fidèles images de l'art résnhf

ITome duf ''' '" '"''^"^ l'agréint deiir ï A Rome dut arriver ce qui s'est vu chez nous, quand à la

' 1 . Pallida mors equo pnlsat pede panpernm tabenia.

2. De arle poet., 227. — 3. Eptst. ad Lucil \m 4. buetoD. Ve iUustr. Crammiticis, xi. '

ANCIENNE COMÉDIE LATINE

I.bre comédie de Molière, qui mettait aux prises la cour et la ville, le noble et le bourgeois, le citadin et le paysan succéda insensiblement, par la déportation des personnaî,'es de petite condition dans des genres secondaires la comédie de bon ton, où ne parurent plus, au'grand détriment du mouvement, de la vie dramatique, de la gaieté que des gens comme il faut, quelque chose de semblable probablement aux chevaliers de Mélissus

Je m'imagine toutefois qu'au début, bien avant la tron arislocratique fabula irabeala, peut-être même avant la trop démocratique fabula tabermria , la fabula toaala moms exclusive, eut ses Molières, qui comprirent dans leurs tableaux tout l'ensemble des mœurs romaines ce que mêlait la vie publique et ne devait pas séparer complètement la vie pnvee, la belle compagnie en toges blanches la plèbe en tuniques brunes. Qui ne S9 rappelle dans quelles relations familières un charmant récit d'Horace' nous montre le noble consulaire de 662, l'illustre orateur 1 hilippe, et le cneur Vulteius Menas »

La tardive nouveauté de la fabula togata n'avait pas été amenée seulement par l'épuisement du théâtre ; d'autres causes encore avaient contribué à engager la comédie dans la libre voie où Lucilius, ce hardi censeur des vices et des ridicules de la société romaine, avait fait entrer la satire^ La démocratie montait sans cesse, sous la con-

IT». '"' ',"''""'■ "' ""''" désormais le pouvoir de protéger ses plaisirs, au nombre desquels était la dérision des grands Le vice plus efironté, se produisant audaTu" sèment au dehors, faisait tomber les barrières par le.quel

le le protégeait la vie privée, jusque-là muref. La sTntete du mariage flétrie par des outrages publics, semblait autoriser a peindre autre chose que des aventures de cour-

rr H °°'"'"'' ^^ "'''•="'^^' "«« surtout du con-

tra te des anciennes mœurs avec la corrjption apportée

mique, et I invitaient, le provoquaient à oser entreprendre 1. Epist. I, vir, 46 sqq. ;

la vengeance du public. Voilà comment s'introduisit o. nouveau genre de comédie dont Horace lui 'même a con staté le succès, lorsqu'il a dit* : ^"

fail'/e'nCnr e^tllTuItt^ la^fri^ellVr^ f ."' ^^ des sujets nationaux dans la tral/Hil a 1 ^^^^% ®^ ^^^^^i* lant leurs acteurs de la^pré^'^de la t^^^^^^ ^^^"-

Nil intentatum nostri liquere poet»,

Nec minimum meruere decus; vestigia ^rœca

Velaufriî' f'^^'^r^ doiesticafaclar vel qui praetextas, veJ qui docuere togatas.

Dans cette carrière s'illustrèrent presaue k U fni. * •

'°Sis Sfd ''''"'"^' ^"^ ^' B-torATaniu:. '"" '"'^ ^„H« Q du premier est tout entière dans deux passa-

fin! »-.«o • 1 ''''''''' sententia Vecti

Qui veteri claras eipressit more togatas;

nous apprenons de l'autre qu'il excellait, comme Térence dans la peinture des moeurs : «-"mme lerenue,

'HO, nulli alii servare convenit quam Titinio et Terentio. . .

Varron le nommant avant Tpren/.o «t j. i

phrase où il caractéris« Tr«K I.!-,'- *°' ^^ "'"'^ ^e sa

servant d« ,..„ "^^'J^''^^ Trabea, Attilius et Gécilius, se

Mus facile moverant, on en a conclu que v^nu après ces trois poètes, Titinius avait précédé Té'ren^ supposition que ne démentent pas les fragments de «s

rross£*d?iaT^''r '■'''f ''^*~-*- ^' '- ~ grossier de la plaisanterie, l'antiquité de certains mots, de

l.Beorte port., 285.

mina. UortensL,Zlsverim Tnf '^'"^ /*«'"•'«) • ^««««m, Ge-

POESJE LATINE. «lÛDecJc.

Il — 20

ANCIENNE COMÉDIE LATINE

cerlains tours, une grande liberté de création, d'innovation verbale, beaucoup de variété dans les mètres, ce sont laides caractères qui le rapprochent de Plante plus que de

Il n'en est pas ainsi de Titus Quinclius ou Quintius Atta que la Chronique d'Eusèbe fait mourir la troisième année de la clxxv» olympiade, c'est-à-dire assez avant dans le septième siècle de Rome, en 676. On lui attribue des epigrammes* et des satires», mais sa renommée est uniquement attachée aux comédies dont il avait enrichi le répertoire de la fabula togata. Elles ne sont plus dans nos recueils qu'au nombre de dix ou onze » et les fragments peu nombreux eux-mêmes qui les y représentent ne permettent guère de vérifier si c'est à juste titre que les anciens les citent SI honorablement en compagnie de celles d'Afranius Nous sommes obligés de croire sur parole Fronton* et Evanthius» quand ils y relèvent, l'un Je mérite des rôles de femme, l'autre un défaut commun à la plupart des grands poètes comiques de Rome, Térence excepté, celui de ne pas toujours respecter, dans l'expression du sentiment de la passion, la limite qui sépare la comédie de la tragédie On jouait encore les pièces d'Atta sous Auguste et leur ancienneté les faisait accueillir avec une considération respectueuse qui les sauvait des libres appréciatious de la critique. Horace s'en plaignait dans des vers qu'il faut

rapporter comme formant le plus intéressant chapitre de la biographie d'Atta.

Que Je me permette de douter si la comédie d'Atta marche aussi bien quM faudrait parmi le safran et les fleurs t^us nos sénateurs, ou peu s'en faut, crieront à l'impudence. Gomment' oser reprendre ce que jouaient, en leur temps, l'énerSe Esopus, le docte Rosciusl ^ ' ^ euergique

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