Priscian. V. 0, Ribbeck
3. Quarante-cinq environ sefon M. Ribbeck : Abducta, JEquales. Mictio, Augur, Brundusiricr, Bucco adoptatus? Cinerarius, Compitaha, Consohrini, Crimcn, Deditio, Depositum, Divortium, Emancipatus, Eptstula, Exceptiis, Fratriœ, Icta {Jureconsulta), Incendium. Inimict, Libertus, Mariti, Materterœ, Megalensia, Omen, Patelia IPatellana), Pompa, Priviynus, Prodigus, Proditus, Promus, Prosa. Purgamentum, Repudiatus, Sella, Simulans, Sorores, Suspecta, Talio, Temcrarius, Thaïs, Titulus, Virgo, Vopiscus. ' ^ ' >
3' 2 ANCIENNE COMÉDIE LATINE
iSnTrl' '' ^"'"'"J'' personnages, certaines localités Italiennes^, Arpmum, Brundusium, Perentinum NeaDolis Setia, Velitrœ, Uiubrœ; de là encor'e ces titres FerZZ^ aS'us ""' ^'"*'""'"^ ''■'«^ Titinius, Brundusin^ chez
Notre comédie moderne quitte quelquefois la grande ville pour la petite; elle ne dédaigne même pas le fïZlJ il
S' nnlî ' "■''"''' " ^"'. '"''' d'entremêler avec le^;! gage poli le jargon populaire, et même aussi le patois. Ains, fa,sa.t sinon peut-être la fabula togata, du moins
rsTciXY;rrï:tr^ '"■ '"^^"' .^^''"^ ^' ^°'^^"^'
Qui Obsce et Volsce fabulantur : nam Latine nesciunt'.
BaTbatu:!^ revanche dans des fragments de la Selina, du Barbalus du même poêle, par une prononciation elléminée qu. se fatiguerau à faire entendre les mots tout euTrs changent le latin en un jargon du bel air. L'abrévia.ïôn dé perœdem Poltucis, edepol, celle de me dius fidTZd! sont encore trop longues pour eu. : ils disent, et 0X1' passe en coutume, pol, edi :
An quia pol edepol fabulare, edi medi I Id necesse est ? — Edi * !
Aqux caldœ désignant ainsi quelque petite ville de ce uom », ou d une manière générale, un de ces lieux nom-
le goût du plaisir rassemblaient la hûh société aui n'est pas toujours la bonne, convoquant avec elle les vices et les
I. Quintus U^gm. VII. Festus, v. Ohscum. 0 Ribbeck n iot .2. Setina, fragm. V; Barhatus, fragm vm Chari^h?. ' ?! • ^t-.mus in Setina molliculum a.lolescentiil..m nfrL . , ' ^^ * " ^^^'" leprehendere magis vellet Vn inm,i «^^ ^T u?/f loquentem cum 3 Dans rP'cr.o^^o X ' ^«>.»"quit, etc. « O.Hibbech, n 1|6 128
4. Hor. Od. III, IV, 24 : EpxsL I, xv, 2 sqq.; Tibull. A7.^. ,ii, v, i, 29, etc.
ridicules, matière de la comédie. Le temps n'était pas éloigne où Gicéron recommanderait à Varron * de ne pas compromettre sa gravité en se montrant à Baies; où luimême s'entendrait reprocher, et par Glodius, d'y avoir paru*; où il retracerait en traits si vifs» la vie déréglée quV menait, au sein d'un monde équivoque, la trop\meuse sœur de Glodius, Glodia, la Lesbie de Gatulle: où ces beautés, qu'a diffamées l'amour des poètes, n'y pourraient séjourner sans dommage pour leur réputation et même pour leurs mœurs*. De bonne heure Baies avait mérité la quahfication que lui a infligée Sénèque, « rhôtellerie des vices», dimrsorium vitiorum\ Quel théâtre heureux pour 1 action d'une comédie! Il n'est pas interdit de supposer qu Atta y avait conduit les acteurs de ses Aquœ caldœ • ces dames, par exemple, fourvoyées dans un tel lieu, qu'il représentait se plaignant que les courtisanes ne portent point aux eaux le costume qui les distingue à Rome, qu'elles cherchent par leur manière de se mettre à se confondre insolemment avec les honnêtes femmes :
. . . Cum meretrices nostro ornatu per vias lupantur *.
Nostro ornatu, ce sont les bandelettes « insigne de la pudeur . qui rattachent modestement les cheveux, c'est la longue robe qui tombe sur les pieds \ . Une courtisane en robe longue ! » disait avec étonnement et scandale un personnage d'Afranius. On lui répondait que ces femmes en usaient ainsi pour leur protection dans les lieux où elles étaient étrangères : ^
l.'Epist. ad. Famil. IX, 2.