Ibid. 30. Cf. Epidic. II, ii, 38 sqq
ANCIENNE COMÉDIE LATINE
les parfumeurs de chaussures, les revendeurs, les lin^ers les cordonniers de toute espèce pour les souliers de ville, pou; les souliers de table, pour les souliers fleurs de mauve. Il faSt &nn^n"f ^^^T-^^^^^' '} ^^ut donner aux raccommodeurs i ?rnli 1 /t.^"'' ^wf '":;' ^' go^^erettes, aux couturiers. Vous ZmtL ^ "^""'^^î ' ^^"^''^ ^""^ succèdent. Nouvelle légion de demandeurs assiégeant votre porte : ce sont des tisserands des bordeurs de robes, des tabletiers. Vous les pavez Pour le
nZllT f'' ^'^'''''' ^^^"°^°^ ^'' teinturiers^ e^n safran ou quelque autre engeance maudite qui ne cesse de demander'.
Stat fullo, phrygio, aurifex, lanarius :
Caupones patagiarii, indusiarii,
Flammearii, violarii, carinarii,
Aut manulearii, aut murobathrarii ;
PropolaB, linteones, calceolarii ,
Sedentarii sutores, diabathrari/,
So'earii adstant, adstant molochinarii;
Petunt fuUones, sarcinatores petunt.
Strophiarii adstant, adstant semizonarii.
Jam hosce absolutos censeas : cedunt, petunt
Treceni, constant phylacistae in atriis
Textores limbolarii, arcularii ; ^
Ducuntur, datur aes. Jam îiosce absolutos censeas
Quum mcedunt infectores crocotarii; '
Aut aliqua mala crux semper est, qùae aliquid petat.
Quelques-uns de ces nombreux industriels figurent dans ies fragments de Titinius et d^Afranius. La fabula togata ne pouvait oublier les foulons qui lavaient et nettoyaient ies toges, qui les blanchissaient à la craie , pour le service de ces élégants spectateurs, assis en robes blanches aux belles places, parmi lesquels l'avare de Plaute cherche si plaisamment son voleur :
Qui vestitu et creta occultant sese, atque sedentquasi sint frugi»;
pour le service aussi de cette candidature, de cette brigue ({ue Perse appelle «c^ato ambitio. Le métier de ces teinturiers-dégraisseurs de l'antiquité, métier fort nécessaire, mais fort repoussant et fort pénible, qui les condamnait à
faire usage de sales ingrédients propres à détacher , à piétiner dans l'eau, sur des vêtements submergés, pour les dégager de leur craie souillée, prêtait à des allusions souvent grossières que ne leur épargnait pas le langage ordinaire, ni par suite celui de Tépigramme et de la comédie*. Avant Pomponius et Novius qui en ont fait les héros bouffons de plus d'une atellane, FuUones, FuUones feriati, FuUonicum, Titinius leur avait consacré une pièce, de meilleur ton sans doute, sa FuUonia (fabula). Leurs violents exercices et de jour et de nuit, dans l'eau de leur lessive devenue, au lieu de la terre, comme leur élément, y étaient rappelés par ces vers :
Nec noctu nec diu licet fuUonibus quiescant.
. . . Terra haec est, non aqua, ubi tu solitu * s argutarier Pedibus, cretam dum compescis, vestimenta qui laves *.
Une dispute réglée s*y engageait à ce qu'il semble entre un foulon et une personne d'un autre état, une tisseuse, peut-être la femme du foulon. Elle n'avait pas, lui disaiton, en dix ans, mis à fin une seule toge :
Qu3B inter decem Annos nequisti unam togam detexere ;
à quoi, probablement, elle répliquait que, sans les tisseurs, il n'y aurait rien à gagner pour les foulons :
Ni nos texamus, nihil hic est, fullones, vobis quaesti'.
Dans une autre pièce de Titinius qui du nom d'une sorte de pot à l'eau s'appelait , pense-t-on *, Barbatus, il était fort question, cela est indiqué par plus d'un fragment, de
1. Plaut. Àsinar. V, n, 57; Martial. Epigr. vi, 93; xiv, 51, etc.
2. Fullunia, fragm. IX, X. Non. w. Z)iupro die;Argulari,Sussilire. 0. Ribbeck, p. 118
3. FuUonia, fragm. VII, VIII. Non. vv. Toga; Quœsti pro quaestus. 0. Ribbeck, ibid. Cf. Afranius, Omen. fragm. VIII. 0. Ribbeck, p. 164.