Voyez plus haut, p. 120 sqq., 146 sq
^' ^^9^'l- y J^^m- I. Prob. in Virgil. Eclog. vi, 31. 0. Ribbeck, p. 142. — 6 Act. I, se. I.
k. Hortensius, fragm. Charisius, I. 0. Ribbeck, p. 122. Bothe, p. 64: 11 lit, comme d autres, tndu^a et interprète ainsi le passage : « Dici videtur alicujuspecunia, vel in foro collocanda apud argentarios, vel apua cunales, potius quam domi servanda rure, ubi ille degebat. »
ineénieuse satire en les étendant à leurs femmes transformées elles-mêmes en jurisconsultes, le premier dans sa Jurisperila, le second dans sa Jureconsulta.
Un des actes judiciaires qui revenaient le plus souvent chez ce peuple litigieux, c'était la vente k renchère. Aussi ne peut-on s'étonner de rencontrer dans le catalogue d Afranius une comédie intitulée Auctio , et une autre, si ce n'est la même, comme on Fa pensé, qui s'appelait Titulus, ce que Cicéron appelle tabula nuctionis', ce qu'on peut traduire par V Affiche. Une alfiche de ce genre est le point de départ d'une jolie comédie française. Maison à vendre. Qu'avait tiré de 'la sienne Afranius? Nous l'ignorons absolument : mais nous pouvons nous en figurer la teneur par la conclusion, plaisamment juridique, des Mênechmes de Plante. La fabula palliata avait, par avan:e, touche accessoirement à tout l'ensemble des mœurs et des habitudes romaines.
La vente de Ménechme se f 3ra dans sept jours, dès le grand matin. On vendra les esclaves, le mobilier, les terres, les mnisons. Pour tout objet vendu, le prix, que qu'il soit, sera payo comptant. La femme aussi se vendra, si elle trouve acquéreur.
Auctio fiet Mensechmi mane sane septimi. Venibunt servi, subpellex, fundi. œdeis; omnia Venil unt, quiqui licebunt, praesenti pecunia. Venibil uxor quoque etiam, si quis emtor venerit .
Dans la catégorie de ces pièces qui avaient trait, nous ne savons de quelle manière, ni dans quelle mesure, aux lois et aux coutumes de la société romaine, il en faut compter plusieurs encore d'Afranius : l'Affranchi, Libertus- r Émancipé, Emancipatus; et une autre dont le titre est 'intraduisible, Vopiscvs\ sur laquelle on craindrait d'insister, et où il était question, au moins dans 1 avantscène, des droits affreux qu'on s'arrogeait alors sur la vie et la condition des enfants, même avant leur naissance.
o*. Plant'! ifnicTc/nn.V, ix, 94 sqq. trad. de M. Naudet. 3. Pliu. Ilist.nal. YII. 10. ^ ^
POÉî^IE LATINE. " *^
ANCIENNE COMEDIE LATINE
Mais, non moins que le commerce de l'argent, que les consultations, les procès et les actes judiciaires, la guerre, la grande occupation des Romains, devait apparaître dans ce théâtre, au moins sous forme de métaphore, de comparaison, d'allusion.
Je prends grand plaisir à leurs escarmouches,
Ne ego illos velitantis* ausculto lubens,
disait, par une figure de ce genre, le spectateur satisfait d'une querelle à son début, dans ce Simulans^ d'Afranius, dont, selon Gicéron', quelques passages furent un jour si outrageusement appliqués, et par le public et par les acteurs eux-mêmes, à son ennemi Glodius, assistant pour son malheur à une représentation de la pièce.
Dans un passage assez obscur du Barbatus de Titinius, on peut croire qu'un querelleur, un provocateur poltron était comparé aux troupes légères qu'on appelait veliles, lesquelles harcelaient l'ennemi pour engager le combat et, poussées à leur tour, se retiraient, pour faire place à des combattants plus sérieux :
Ita spurcus Animatur ira in praelium : vêles eques recipit se. .... neque ferit quemquam hostem *.
C'est un trait de ce genre que le suivant où était célébré sans doute le succès de quelque fourbe, dans la Veliterna de ce même Titinius :
Il a anjourd'hui mis les ennemis en fuite, plus tard il recueillera paic»iblement les dépouilles.
Hodie hostis fugavit, spolia placide posterius leget".
Ailleurs, dans on ne sait quelles comédies de Titinius
1. Ce mot, du reste, et le substantif velitatio avaient déjà cours, a^ftc leur sens (iguré, dans la fabula palliala. Voy. Plaute, Asinaria, II, II, 41 ; Menœchm. V, ii, 28. j y ,