Carm., I. Voy. plus haut, p
efforts pénibles et le jour et la nuit, surnageant enfin et arrivant à saisir pour un moment le faîte de la puissance et de la grandeur. Triooiphe malheureux! Il arrache à Lucrèce un cri de pitié pour les insensés qui font un tel usage de ce peu de jours qui est notre vie. Je vous rappelle comme je peux cet admirable passage; mais je ferai mieux de vous le redire dans son texte, que sans doute vous vous citez iatérieurement :
Sed nil dulcius est, bene quam munita tenere Edita doctrjna sapientum templa serena ; Despicere unde queas alios, passim-jue videra Errare, atque viam palantes quœrere vitœ, Gertare ingénie, contendere nobilitate, Noctes atque dies niti praestante labore, Ad summas emergere opes, rerumque pbtiri. 0 miseras hominum mentes ! o pectora cœca ! Qualibus in tenebiis vilae, quantisque periclis, Degitur hoc œvi, quodcumque est! ..'
G est, je pense, avec un même retour sur lui-même que, dans un autre passage, Lucrèce s'écrie : « Laissezles donc lutter vainement, s'épuisant en efforts, se couvrant d'une sueur de sang dans Tétroit sentier de l'ambition. »
... Sine, incassiim defessi, sanguine sudent, Angustum per iter luctantes ambilionis\
Ce n'est pas par allusion, mais d'une manière plus directe, que Lucrèce, dans un autre endroit encore, dépeint la situation paisible, tranquille, qu'il s'était faite, par le culte dd la poésie et^ de la philosophie, au milieu de l'agitation universelle. Écoutez dans quels termes il en parle s'adressant à son ami Memmius :
, .'^^ ?.^ri".^ ^^^^^^ P^^ ^"^ ^^^ systèmes obscurs des Grecs il est bien difficile de les rendre clairement dans nos vers latins surtout lorsqu'il faut user de tant de mots nouveaux, à cause de l'indigence de la langue et de la nouveauté des sujets. Et