‹ Etudes sur la poésie latine [microform]Chapitre 401 sur 513 · Ribbeck, p. 116, 138, 176. . . ^ ,., ,r · texte numérisé non relu

Ribbeck, p. 116, 138, 176. . . ^ ,., ,r

3. Plaut. Curculio, II, m, 9 sqq. Cf. Asinaria, I, ni, 47; Mostellaria, l, i, 21, etc. Voir à ce sujet les notes, latines et françaises, de M. Naudet, dans son édition {Biblioth. classic. lat. de Lemaire) et dans sa traduction de Piaule. ^

4. Titinius, ex incert. fabul. fragm. XIII. Festus: « Pergrœcart est epulis et potationibus inservire. » 0. Ribbeck, p. 135.

ANCIENNE COMÉDIE LATINE

OU bien encore, car cet autre passage est, je crois, d'intentica pareille :

Le peuple de Ferentinum s'applique fort aux choses grecques :

Ferentinatispopulus res grœcas studet*,

ces traits satiriques, plus directs, avaient plus de portée ; ils marquaient davantage ce qui avait eu autrefois quelque vérité, mais n'était plus qu'un dire de convention bon à répéter par complaisance patriotique, le contraste des vices de la Grèce et de l'antique austérité romaine, depuis longtemps déjà, bien humanisée.

Certains fragments d'Afranius donneraient à penser que la fabula logata jetait dans l'intérieur de la famille romaine un regard plus curieux, plus indiscret qu'il n'avait été loisible de le faire indirectement à la fabula palliata. Les jeunes filles de condition libre étaient h peine montrées, quelquefois même simplement nommées par celle-ci, qui les supposait complètement étrangères aux violences et aux intrigues de ceux qui devenaient leurs époux. Dans les Bellessœurs, les Frairix d'Afranius, ce personnage, jusque-là à peu près supprimé, jouait, à ce qu'il semble, un rôle plus actif ; il avait, comme disent nos comiques, ses affaires de cœur et s'en occupait. Projets de mariage contraires, sot parti imposé parle père, parti plus agréable, préféré et recherché par la fille, rivaux en lutte, discorde intestine, voilà à quoi nous font songer, assez confusément il est vrai, les fragments des Fratriœ, c'est-à-dire à quelque chose d'assez voisin d'une comédie moderne.

Les fragments d'Afranius, comme ceux de ses deux devanciers, par tout ce qu'ils apprennent sur la vieille langue des Romains, sur leur langue comique particulièrement, par ce qu'ils permettent de conjecturer sur le caractère d'un genre de comédie dont il n'est point resté de monuments, sont plus propres à intéresser la curiosité philologique et

1. Titinius, Psaltria seu Ferenttnas , fragra. I. Prisclan. IV: «Ferenlinatis pro ferentinas. » 0. Ribbeck. p. 125.

les recherches d'une sorte d'archéologie littéraire, qu'à satisfaire et à charmer le goût. Quelques-uns cependant, par l'élégance, la délicatesse, la beauté morale, révèlent un émule de Térence.

Voici le plus loni,- de tous et l'un des plus agréables. Jl semble qu'une expression irgénieuse y fasse allusion à l'éloquente défense de ce paysan romain qui, accusé par des voisins jaloux de faire prospérer son champ à leurs dépens, en usant de maléfices, montra aux juges ses instruments de travail et leur dit : « Ce sont là mes maléfices*: »

Si les hommes pouvaient être pris par des charmes, toutes les vieilles auraient aujourd'hui des amants. Mais la jeunesse, la fraîcheur, un caractère aimable, voilà tous les philtres des belles. Point de charmes pour le mauvais âge.

Si possent homines delenimentis capi, Omnes haberent nunc amatores anus. ^ iEtas et corpus te n cru m et morigeratio Hseii sunt venena formosarum muherum ; Mala aetas nulla delenimenta invenit '.

N'omettons pas ce fragment plus court, mais qui n'a pas moins d'agrément :

La jeune fille est belle; c'est la moitié de la dot, disent ceux qui ne font pas grand cas des dots.

Formosa virgo est : dotis dimidium vocant Isti, qui dotis neglegunt uxorias*....

Il reste d'Afranius des maximes d'un sens plus grave, et d'un tour non moins heureux; celle-ci par exemple, extraite probablement de quelque prologue : car il avait ses prologues, de diverse sorte, les uns qui n'étaient, comme ceux de Térence, que des préfaces où il s'adressait directement au public, ses Compltalia nous en ont offert un exem-

1. PHne, Hist. nat. XXVIII, 2, d'après le vieil historien Calpurnius Pison: « Hsec sunt veneficia mea, Quirites. »

2. Vopiscus, fragm. XX. Non. « iEtatem malam senectutem veteres a dixerunt. « 0. Ribbeck, p. 181.

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