Andr. I. i
5. Omen, fragm. I. Non. vv. Amor, Cupido; Serv. in .^;i. IV, 194. O. Ribbeck, p. i63.
Pour les enfants compte peu la vie des pères qui aiment mieux inspirer la crainte qu'un tendre respect.
Hem isto parentum est vita vilis liberis, Ubi malunt metui quam vereri se ab suis* ;
mêmes sentiments de tendre réciprocité attribués aux autres :
Si je n'aimais un tel père autant qu'il le mérite, je ne pourrais assez m'irriter contre moi-même.
Ni tantum amarem talem tam merito patrem, Iratus essemadquo liceret^.
Un père, chez Térence, voyant qu'à ses reproches la rougeur monte au front de son fils, s'écrie avec joie :
Il rougit, il est sauvé.
Erubuit, salva res est*.
Chez Afranius, dans une scène quelquefois rappelée par Cicéron*, un autre père, dont les sévères réprimandes avaient arraché à son fils cette exclamation doulourause : « Que je suis malheureux! »• s'applaudissait de le trouver capable d'une douleur honnête, présage de son retour au bien :
Heu me miserum ! — Dummodo doleat aliquid , doleat quidlubet *.
Je rencontre encore dans les fragments d'Afranius cette belle expression ferre humana humanitus^, « porter en homme ce qui est de l'humanité. » C'est comme un pendant du vers le plus célèbre, le plus répété de Térence, celui où il a exprimé, avec une simplicité si éloquente, le sentiment universel de la sympathie humaine.
1. Consohrini, fragm. I. A. Gell. Noct. allie. XV, 13. Non. v. Consohrini. 0. Ribbeck, p. 145.
2. Privignus, fragm. V. Non. v. Adquo pro in quantum. 0. Ribbeck. p. 166. — 3. Adelph. IV, v, 10; cf. Andr. V, m, 7.