Saturn, I. 10; 11,1 ; VI
5. Elle laisse place encore ceppndant à quelque incertitude, en raison de la confusion qui a pu être faite du nom de Pomponius, l'auteur d'ateltanes, avec celui d'un poëte t-ragifjue venu plus tard, P. Pomponius Secundus;du nom de Novius avec celui de son antique prédécesseur Névius. L'attribution de la môme pièce à Pomponius et à Novius à 1h fois, la désignation d'une même pièce sous plusieurs titres, sont des raisons qui ont pu encore contribuer à grossir ce catalogue.
6. Adelphi, jEditumus, Agamemno suppositus, Aleones, Anmdus posterior, Arindne {?),Aruspex vel Pexor lusticus, Asina, Atalante {?), Angur, Bucco adoptaïus, Bucco aiictoratiis, Campant, Capclla, Litharista, Cotlegium, Concha, Condi lianes, Crelulaxeï Pelitor, Decutna, DecumafulloniSy Dires, Dotata, Ergastulum, Fullones, Galli transalpini, Hères petitor , Ilirnen Pappi , KaUndx Martiœ^ Lar familiarisa Leno, lUacci gemini, Macci gemini priores, Maccus, Maccus miles, Maccus sequester , Maccus tirgo ^ MœiiUj Maialis, 3Iarsija. Medicus, Munda, Nuptiœ , Pannuceati, Pappus agricola, Pappus prœterilus ^ Parci, Patruus, Philosophia, Pictores (?), Piscatores^ Pistor, Placenta, Porcetra, Prœco posterior, Prœfcctus morum , Prostibulum, Pytho Gorgonius, Quingitatrus , ilusticus , Sarcularia, Satura, Sisyphus Ç^) , Sponsa Pappi, Synephcbi, Syri, Vacca ye\ Marsuppium, Vermiones, Verres œgrotus. Verres salvos (?).
7. Agricola, Asinius, Bubulcus , Buhulcus cerdn, Dapatici , Dccumœ, Dotata^ Duo Dossenni, Eculeus . Ecodium, Ficitor, fullones, FuUones feriati, Fullonicum, Funus, Gallinaria, Gemini, IleUcra. Liynaria^ Maccus, Maccus copo, 3[accus exul, Malivoli, Mania medicay
POMPONIUS ET NOVIUS.
tenant compte, non du divers génie de deux poètes qui nous paraissent aujourd'hui, à en juger par des fragments trop rares, trop courts, trop peu significatifs, à peu près identiques, mais de ce qui apparaît dans ces fragments avec un peu plus de clarté; je veux dire les procédés généraux de leur art, la variété de ses applications, ses rapports avec les genres de composition longtemps en faveur au théâtre de Rome, et dont il offrait ou la parodie, ou, dans une certaine mesure, la reproduction.
Parmi tous ces litres, on en distingue, on en recherche d abord in certain nombre pris des personnages de convention dont l'emploi permanent, à Rome comme à Atella, en tout temps, ducs tous les sujets, est le caractère spécial du genre. Parcourons d'abord, avec ce personnel comique, les comédies qu'il a servi à dénommer, qu'il semble avoir marquées, pour nous du moins, plus que toutes les autres, du cachet de Vatellane. Un de ses acteurs ordinaires était un vieillard ridicule, un vieux pas grand'chose, senica non sescunciœ, comme parlent les fragments*; l'équivalent, disent les critiques modernes, de notre Gassandre, du Sénateur bolonais, du Pantalon vénitien; avare, débauché, sottement ambitieux, plein d'une stupide confiance en lui-même, se croyant très-fin et toujours attrapé. On l'appelait chez'les Osques Casnar^, dénomination qui n'est pas sans rapport avec cascus, synonyme d'antiquus dans l'ancienne langue latine. A Rome il se nommait Pappus ', ce qui revient au même, Pappus, tiré du grec TraTr^oî, étant un ancien synonyme d^avus. A ce personnage bouffon, Pomponius avait consacré son Pappus agricola, son Hiniea Pappi, la Cruche de Pappus, sa Spoiua Pappi, Il était de plus auteur, comme aussi Novius, rencontre un peu singulière *, d'un Pappus
P?J/Lf''p '''"'''''*''' ' ^^•^^'' '^ -^i^^ judicium , Optio, Pacilius, ladiiim, Pappus pr.rteritus, Parcus, Phœnissœ, Picus, Quœslia
Virgo^^prl' ll'u'zlu^'^^'''''''' '^^^^^''^^ Tripariita, Vindemiatores] beJk,^p"20r ^'^^^^^^^'^^^^^- I- Non. v. Senica pro Senex, 0. Rib-
2. Varr. De Ling, latina, VI, 3. — 3. Varr. Ihid. Termmm\Te ^''' vraisemblable à M. Ritscbl, Parerga Plautina
ANCIENNE COMÉDIE LAT(NE
vriBleritus. Dans les fragments de la première pièce, il semble que le pauvre Pappus, époux malencontreux d une jeune femme, en soit assez mal accueilli à son retour inopiné de k ville'où des affaires l'ont appelé :
Je voudrais bien apprendre de toi d'où vient que tu as tout à coup laissé lûtes affaires de la ville.
Volo scire ex te, cur urbanas res desubito deseris ». Ceux du Pappus prœteritus de Pomponius et.de Novius ne le montrent pas dans une situation moins désagréable et mcins ridicule. Chez l'un comme chez l'autre, candidat malheureux à quelque fonction publique, il en était éconduit : c'est le sens de prœteritus. Dans la pièce de Pomponius U se consolait philosophiquement de son échec par la pensée de la souveraineté capricieuse du peuple en pareille matière, et l'espoir, la certitude plaisante d'un plus heureux succès dans une meilleure occasion :
Il faut leur passer ces caprices. Ils votent contre d'abord, plus tard ils voteront pour; je le sais.
Populis voluntas baec est et vulg:o data : Refragant primo, suffragabunt post, scio .
1. Pompon, Pavpus agricola, fragm. III. Non. v. Vesuhito. 0. Rib-
^''f KmipoL Pappus prœteritus, fragm. Non. v. Suffragantur. 0.
^'oïîc\it\Hm.rocher du fiaRmont de Pomponius ces beaux v^ss^- ,^l^Z^'^, où . après et d'apn-sUnTeco, Horaco ont si bien rendu les mécomptes et l'in>istance obstm-e de la.nbilieux .
Sisvphus in vita quoque nobis ante oculos est,
burpetereapo|)ulo fasceis saivasque secnreis
linbibit, et semper victustristisque rrcedit.
[De Nat. rer. 111, 1008.)
Svsinhe nous l'avons lui-même dans cotte vie, devant nos yeux s'obSant à aller demander au peuple, les laisceaux et les haches et s'en revenant toujours vaincu et attriste.
Quideflitboc hodie, cras, si volet, aiiferet; ut si
Detulent fascts in.ligno, detrahet idem.
Pone, meum est, inquit. Pono tristisque recedo.
(Fpisi. I, XVI, 33.) ,
Le peuple qui accorde aujouidhui c^^s litro>. Pf"."''\'J.^";^;";, \VAl veut les retirer; de même que, quind il s im :^ine avoir mal place les faiiceaux, il 'a le droit de les'reprcndre. . Allons, renonces-y, m dit-il, c'est mon bien. » J'y renonce et m en vais tout triste.
POMPONIUS ET NOVIQS.
Dans la pièce de Novius, si toutefois ce n'était pas la même que celle de Pomponius, le trisLe Pappus s'entendait dire par son fils, avec la grossièreté peu traduisible qu'affectait Vatellane :
Tant que tu n'auras à inviter que de tels partisans, tu seras plus près, mon père, de t'asseoir dans le cercueil Que sur la chaise curule. . ^
Dum istos invitabis suffragatores, pater, Pnus m capulo quam in curuli sella suspendes natis».
Avec le Pappus figuraient dans Vatellane deux autres personnages, esclaves ou paysans, fort ridicules aussi; mais le premier, babillard, avantageux, gourmand, écornifleur, aux joues toujours gonflées, inflatis buccis, à qui ce symbole ou de bavarde suffisance, ou d'insatiable gloutonnerie, ou tout ensemble de l'un et de l'autre, avait fait donner le nom de Bucco; le second, ancêtre présumé du Polichinelle napolitain, ou de l'Arlequin, stupide et balourd, comme l'annonçait son nom, Maccus, venu suppose-t-on« du mot grec fxaxxoav et par celui-ci de jx^ xoSv, et exprimant déjà le trait caractéristique du rôle, un état d'inielligence obtuse, d'imbécillité. Tel était le Maccus, non moins vorace d'ailleurs que le Bucco, de plus débauché, et toujours fort malheureux dans ses aventures galantes. Le Bucco, le Maccus ne manquaient à aucune atellane; leurs noms, leur surnom, 5amzio», duquel on a cru qu'était venu Zani, le surnom d'Arlequin, se rencontrent fréquemment dans les fragments de Pomponius et de Novius et quelquefois aussi, comme celui du Pappus, dans les titres mêmes de leurs ouvrages. Pomponius avait donné un Bucco adoptatus, un Bucco auctoratus, c'est-à-dire engagé pour les jeux*. On croirait, d'après un fragment de la pièce, qu'il y remplissait l'office de
p. ^225?^' ' "'''*^^"'' pra:«en7M^, fragm. Non. v. Capulum. 0. Ribbeck,