Cic. Epist. ad famil. IX, 16; De Orat. II
tur vpn/ii'/i fli?r J""^ ^"^^ ^"'^°'^^^ vocantur; auctoratio enim dicitur venditio gladiatorum. x, Acr. iu Horat. Sat. IJ, vu, 59.
POÉSIE LATINE. Il — 2'>
338 ANCIENNE COMÉDIE LATINE
toréador, et qu'en le regardant faire, une femme de peu de goût devenait éprise de lui :
11 a tué fièrement le taureau et moi m'a blessée d'amour. Occidit taurum torviter, me amore sauciavit'. D'autres comédies de Pomponius dont Jl/accus était le héros, où il passait par diverses conditions, par divers déguisements où on le voyait doublé d'un autre lui-même, comme "ans ùs Menechmel étaient intiiulées, >"^ocus^^'^^^^ Maccus senuesler, Maccus virgo, Maccigermm. Novi us avait toaus^ outre ^es Sanniones, son Maccus et de p us son Maccus copo, son Maccus exuL Dans un pa-£ "« -" dernière pièce, le très-peu sérieux exile parodiait 1 usage de Romains d'adresser la parole à leur seu.l, '""«n, et selon l'extension que pouvait recevoir ce mol, au seuil d en bas le dessous de la porte, au seuil d'en haut, le dessus, au imen inferum, au Umen superum, comme a des d.vinit s domestiques. Il parodiait en même temps 1 adieu que chez Piaule Meur fait le jeune Charin, quittant, par chagrin d'amour, la maison paternelle :
Salut, double seuil, et aussi adieu!
Limen superum inferumque salve, simul autem vale.
Le Maccus de Novius ne prenait pas conge^ de ce double seuil sans rappeler facélieusemenl qu il s y était bien souvent heurté ou la tête, ou les pieds :
T imen sunerum, quod mei misero confregit caput,
lÀfcrum auLm,'â>i ego omnino omnis digitos defregi meos».
Le nom du poêle comique Dosscmus était aussi, communauté fâcheuse, celui d'un des personnages de l ateltane, appelé peut-être d'abord, on l'a cru, Dorsemus, par allusion à son dos contrefait. Quelques fragments le represen-
1. Pompon., Bucco aucloratus, fragm. IV. Non. v. Torviter. 0. Ribbeck, p. 193.
l: No^T^acIû^^^^^^ fragm. II. Non. v. Umen. 0. Ribbeck, p. 221.
POMPONIUS ET NOVIUS.
tent comme un maître d'e'cole, un savant de village, qui va jusqu'à dire la bonne aventure, mais ne s'abaisse pas jusqu'à la dire gratis. Dans une pièce de Pomponius, portant le titre imposant de Philosophia^ on lui disait, le vieil avare Pappus sans doute :
Mon cher Dossennus, puisque ta mémoire se remémore si bien ces choses, fais-moi connaître qui a pris l'argent.
A quoi le devin répondait :
Je ne sais pas donner pour rien mes oracles.
Erpro, mi Dossenne, cum istsec memore meministi, indica Qui illud aurum abstulerit. — Non didici ariolari gratiis*.
Le Dossennus n'était pas moins digne que le Pappus, le Duccoj le Macchus de fournir le titre d'une atellane, Novius en avait fait une qui s'appelait : Duo DosscnnL
Ces quatre personnages au nom, au caractère, et sans doute aussi au masque ei, au costume invariable, dans lesquels on a cru quelquefois reconnaître l'éternel quatuor de la Comedia cleW a rie, son Pantalon, son Brighella, son Arlequin, son Docteur, constituaient, presque exclusivement, le personnel très-vulgaire de ïatellane. Elle ne laissait pas d'avoir son merveilleux : c'étaient certains spectres, certains ëpouvantails, risiblement horribles, dont elle faisait peur aux petits enfants, dont elle amusait les grands; le Manducus^ par exemple, avec sa face pâle et sa large bouche aux longues dents, où il semblait vouloir, comme pour justifier son nom, engloutir les spectateurs. Chez Plaute^, un naufragé, encore tout transi, mais resté, dans sa triste situation, un assez mauvais plaisant, dit à son compagnon d'infortune : « Sije m'engageais quelque part pour jouer, dans les jeux, le rôle d\iMa?iducusP — Pourquoi cela? lui demande l'autre.—Parce que, reprend-il, j'entends claquer mes dents. »
Quid si aliquo ad ludos me pro Manduco locem?
— Quapropter? — Quia, Pol! clare crepito dentibus.
1. Vom^on. Fhîiosophia, fragm. Non. y. Memore moMemoriter; Priscian. XV. 0. Ribbeck, p. 204.