‹ Etudes sur la poésie latine [microform]Chapitre 408 sur 513 · i^(d(?rts, II, Yi · texte numérisé non relu

i^(d(?rts, II, Yi

ANCIENNE COMÉDIE LATINE

POMPONiaS ET NOVIUS.

Il y a des vers où Juvénal* a peint, au retour sur la scène de Vexocle, c'est-à-dire de la petite pièce du spectacle, de VateWinc, un petit paysan qu'épouvante l'apparition du Manducus, et qui se cache tout tremblant dans le sein de sa mère.

Tandemque redit ad pulpita notum Exodium, cam personœ palleiitis hiatum In gremio matris formidat rusLicus infans.

Valellane empruntait encore à Ja superstition populaire d'autres monstres dévorants, qu'elle introduisait parmi ses acteurs, les Gumiœ, les Lamix, les Manix. Horace se souvenait peut-être de quelque atellane, quand il disait"^ :

Que les fictions qui ont pour objet notre plaisir se rapprochent de la vérité ; qu'une pièce de théâtre ne prétende pas nous faire croire tout ce quelle voudra; qu'elle ne nous montre pas un enfant retiré vivant du ventre d'une Lamie après son dîner.

Ficta voluptatis causa sint proxima veris,

Nec quodcumque volet poscat sibi fabula credi;

Neu pransse Lamiœ vivum puerum extrahat alvo.

Il y a trace de ce merveilleux grotesque dans ce qui nous reste de Pomponius et de Novius; et ce n'est pas seulement dans quelques traits de dialogue, dans une série d'injures % par exemple, où le mot Manducus a sa place; dans l'insolente boutade d'un fils qui dit à son père :

Pourquoi? parce que, mon père, tu retombes en enfance, tu as peur des masques ;

Quid ita? Quia enim repuerascis, fugitas personas, pater* ;

c'est aussi dans des titres d'ouvrages. Pomponius avait appelé une de ses pièces d'un nom puérilement effrayant qui

\. Salir, m, 174.

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