V. 507. Cf. Martial. £>tf/r. III
4*. vôy. Suétone, Aug., un.
à la terre entière, ne se sont pas arrêtés sans plaisir sur les adultères de la scène. Si l'on n'est pas criminel en écrivant des mimes^ iniilalion des actes honteux de la vie, une peine plus douce était due aux sujets que j'ai traités.
Denique,non video, etc*.
Voilà, ou ne peut récuser un tel témoignage, ce qu'était le mime, ce qu'on lui permettait d'être; mais il'était encore autre chose. S'il ne se fût recommandé à un goût trop peu scrupuleux que par la facilité expéditive de la composition, paria vulgarité et l'immoralité divertissante des tableaux; s'il n'eût. eu, fait étrange mais incontestable, par la portée inattendue de certains traits satiriques, de certaines pensées morales, sa gravité, et même son élévation, on ne s'expliquerait pas, malgré ce que d'autres époques plus voisines de nous oni fait voir de semblable, comment la bonne compagnie, et à sa tête César et Auguste, pouvaient s'amuser de tels ouvrages, comment des poètes tels que Labérius et Publius Syrus pouvaient se consacrer à les écrire,
Décimus Labérius était un chevalier romain que l'on fait naître par conjecture, d'après l'âge de soixante ans qu'il se donne lui même dans des vers récités sur la scène vers 708, l'an de Rome 648, et mourir, d'après la Chronique d'Eusèbe, la deuxième année de la CLXXXiv* olympiade, c'est-à-dire l'an de Rome 709. Comme beaucoup d'autres nobles personnages de ce temps, il cultivait les lettres; mais on ne peut dire si elles étaient pour lui le simple délassement des travaux de la vie publique ou l'occupation d'une vie de loisir. Il était arrivé à la vieillesse et tenait au tlieâtre de Rome, dans ce genre plus que familier de comédie qui y dominait, la première place, quand vint la lui disputer, recommandé par ses succès sur des scènes de province, comme nous dirions, un jeune rival, de talent égal pour le moins, mais de bien moindre condition, le très-spirituel affranchi P. Publilius Lochius Syrus : c'est amsi que le désigne, en dernier lieu, d'après un passage de Pline TAncien^M. Ribbeck. Esclave au début de sa vie,