‹ Etudes sur la poésie latine [microform]Chapitre 414 sur 513 · Il lit. nat. XXXV, xvii · texte numérisé non relu

Il lit. nat. XXXV, xvii

LABÉRIUS ET PUBLIUS SYKUS.

comme plusieurs des comiques latins, ses prédécesseurs, les agréments de sa personne, la vivacité de son esprit, le firent distinguer de son maître, qui l'affranchit, lui donna une éducation libérale et seconda ainsi les dispositions naturelles par lesquelles il était appelé aux lettres et au théâtre. On nous a conservé* quelques-uns des bons mots qui contribuèrent à rheureux changement de sa fortune. « Que fais-tu là? disait un jour son maître à un de ses esclaves, hydropique, qu'il trouvait couché par terre, au soleil. — Il fait chauffer de Teau, Aquom calcfacit^ »» répondit pour luiPublius Syrus. Une autre feis, comme on disputait à table sur le genre de repos le plus difficile à supporter, Publius Syrus trouva que c'était la goutte. Par ses saillies s'annonçait de loin l'auteur de nwncs qui devait un jour lutter avec succès contre la vieille renommée de Labérius et succéder à sa royauté dramatique. «Labérius meurt, le mimographe Publius, Syrien de nation, occupe la scène romaine, dit la Chronique d'Eusèbe*.

Nous avons les titres et des fragments d'une quarantaine, environ % des mimes de Labérius. Le mime ne s'y distingue guère de ïatellane qu'il avait remplacée dans la faveur puplique, que par l'absence de ces personnages de convention du petit drame campanien, dont le continuel retour avait fini par fatiguer. On peut ajouter qu'ilne s'y distingue pas davantage de la fabula tabernaria.

Les pièces continuent d'être désignées, soit par des apellations générales, de forme grecque, comme Colax, Ephcbus, Hptœra; de forme latine comme Virgo; soit par des noms particuliers, pris, la plupart du temps, de certains

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