‹ Etudes sur la poésie latine [microform]Chapitre 418 sur 513 · Senec. ibid. 0. Ribbeck, p · texte numérisé non relu

Senec. ibid. 0. Ribbeck, p

353 ANCIENNE COMÉDIE LATINE

Benenciumdandoaccepit, qui digno dédit.

Qui peut plus qu'il ne doit, voudra plus qu'il ne peut.

Cui plus licet quam par est, plus vult quam licet'. Supportez, n'accusez pas ce qui ne peut être changé.

Feras, non culpos, quod mutari non potest*. Pleurs d'héritier, rire sous le masque.

Heredis fletus sub persona risus est *. Mauvais est le conseil qu'on ne peut changer.

Malum est consilium, quod mutari non potest*. A trop disputer, la vérité se perd.

Nimium altercando veritasamittitur'.

C'est presque un bienfait qu'un honnête refus.

Pars benefici est, quod petitur, si belle neges *

Les sentences ne devaient pas manquer aux mimes de Labérius; elles n'ont manqué à aucune composition dramatique de l'antiquité : mais, s'il faut en juger pir ses fragments, où elles sont rares, elles ne comptaient pas autant dans ses œuvres que dans celles de son rival. Ce qui le distinguait, lui, c'était, outre les grâces un peu aflectées de son style, la hardiesse de ses saillies, une verve satirique âpre et redoutable, qui n'épargnait personne"^. J'ai cité ailleurs^ la jolie lettre où Gicéron', conseillant au jurisconsulte Trébatius de couper court à son infructueuse campagne de courtisan auprès du vainqueur des Gaules, le menace, s'il tarde trop, des railleries de Labérius. Elles s'adressaient quelquefois beaucoup plus haut, elles attei-

1. A. Gell. Noct. au. XVII, 14; Macrob. Saturn. II, 7. 0. Ribbeck, p. 264, 267.

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