Voyez plus haut, p. 33 et suivantes
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ANCIENNE SATIRE LATINE
qu'on donnait pouvaient, grâce à Tamélioralion progressive des textes auxquels on les avait empruntés, être rapportés avec plus d'exactitude, placés dans un ordre moins arbitraire, mieux éclaircis. Ainsi sans doute en pensèrent ceux qui, comme D. Heinsius, dans son édition d'Horace donnée à Leyde en 1612, réimprimèrent d'après les Estienne les fragments de Lucilius. Ainsi en pensa Bayle, qui, dans son article sur Lucilius, invita, mais vainement, les érudits à une nouvelle recension du vieux satirique. Malgré ces réclamations plus ou moins directes, ce fut le Lucilius de François Dousa que reproduisirent san^ aucun changement, pour ne parler que des grandes colleclions, en 1713, à Londres, celle de Maittaire; en 1766, à Pesaro, celle d'Amati; plus tard, en 1785, celle des Deux- Ponts; enfin, assez récemment, en 1830, la bibliothèque classique latine de M. Lemaire.
Depuis cette dernière réimpression, Lucilius est enfin redevenu l'objet de travaux sérieux et originaux. La biographie du créateur de la satire latine, la distribution de son recueil, le plan de ses diverses pièces, les vers qui en sont restés, ont été étudiés sans relâche par de nombreux critiques. De là les écrits publiés successivement, en 1835 et 1836, à Bonn et à Stettin, par M. Varges*; en 1840, à Berlin, par M. Schmidt*; en 1841, à Breslau, par M. Petermann»; en 1841, à Halle, par M. Schœnbeck*; en 18^2, à Utrecht, par M. J. A. G. Van Heusde » ; en 1843, àMarbourg, parM. J.Becker»; enl844, à Bâle, par M. Gerlach^ Il faut y ajouter les articles critiques auxquels ces productions ont donné lieu dans divers recueils ;
1. Spécimen quœstionum Lucilianamm, tlànsle Rheinisches Muséum, Bonn, 1835, t. III, p. 15-69; C. Lucilii satirarumquœ ex Itbro lll supersunt, Stettin, 1836. , ^ j- .. s
2. C. Lucilii satirarum qux de libro nono suj.ersunt dispostta et
iîlustratay Berlin, 1840.