Cic. De Oral. II, 7U. —8. Rhet. ad Herenn
ANCIENNE SATIRE LATINE
sèment par son nom en plein théâtre : celui-là peut-être que le satirique avait lui-même si plaisamment appelé un Oresîc enroué' ; enfin quelques particularités où se révèle rexistence d'un homme de bonne naissance et de forlun^ aisée S ayant une maison de ville S des terres*, des esclaves» des maîtresses^, et consacrant aux lettres un grand loisir : voilà tout ce que l'on sait de la vie de Lucilius. Cela est peu de chose sans doute, et n a pas suffi a la curiosité, quelquefois bien indiscrète, de la critique.
Plante' a fait de certains curieux de son temps, qui se disaient et se croyaient trop bien instruits, un joh portrait, traduitavec beaucoup d'agrément par M. Naudet : « ....1 s savent ce que le roi a dit tout bas à la reine; ils savent la conversation que Jupiter a tenue avec Junon.... » il y a bien des choses que les critiques savent de cette sorte. Pourquoi Lucilius a-t-il fait le voyage qu'il a mis en vers? Pour rétablir sasanté, répond sans hésiterM. Van Heusde , moins hardi, du reste, que M. Schœnbeck«, d'après les informations duquel le poète a été vérifier les eflets du tremblement de terre qui avait, en 628, bouleverse les îles Lipari et la Sicile. Gomment se fait-il que Lucihus soit mort à Naples ? C'est, répond encore M. Van-Heusde \ ie ne sais d'après quels mémoires secrets, que 1 ennui de ses procès, les tracasseries de ses ennemis, peut-être même une sentence d'exil, provoquée, comme autrefois celle qui frappa Névius, par ses libertés satiriques, l^avaient forcé
de quitter Rome. .
Pighius, dans ses Annales'', avait supposé que c était par notre Lucilius que la famille Lucilia était devenue