‹ Etudes sur la poésie latine [microform]Chapitre 431 sur 513 · Slud. crit. p. 60. - 9. Quxsl. iuct/. p · texte numérisé non relu

Slud. crit. p. 60. - 9. Quxsl. iuct/. p

10 Stud.cnf. p. 67.-11. Voyezt. 111, p. 31, 90, 95.

LUCILIUS

• sénatoriale, comme l'appelle Velleius Paterculus*, disant

de Pompée : fuit hic genitus matre Lucilia stirpis senatorix ; il en avait donc fait un personnage politique en même temps qu'un poëte, et, de son autorité privée, l'avait déclaré questeur en 627, et en 637 préteur, s'abstenant seulement de rélever plus tard au consulat. M. Van Heasde* lui a attribué une carrière publique plus modeste, celle de publicain en Asie, se fondant sur un passage^ où il semble, c'est ainsi qu'il l'a entendu, el M. Corpet, dont je transcris encore la traduction, partage son avis, où il semble qu'on dise au poëte : « Moi! que je me fasse publicain et fermier de la taxe en Asie à la place de Lucilius ! je ne veux pas.... »

Publicanus vero ut Asiae fiam, ut scripturarius Pro Lucilio, id ego nolo....

Mais on Ta remarqué *, peut-être ici est-ce le poète qui parle et qui proteste ne pas vouloir cesser d'être ce qu'il est, Lucilius, pour devenir le collecteur des revenus publics en Asie. Ainsi, bien souvent, Horace s'attache à sa condition et refuse de l'échanger contre d'autres qu'on pourrait croire préférables. Si cette dernière interprétation était admise, il faudrait désespérer de faire sortir Lucilius de la vie privée à laquelle je croirais volontiers qu'il s'est restreint, se contentant, comme plus tard un autre chevalier romain, l'auteur du poëine De la Nature, d'être un grand poëte.

J'arrive à un chapitre assez étrange de biographie tout à fait intime, dont M. Van Heusde a encore, mais non sans quelques complices de sa hardiesse, enrichi la vie trop pauvre en événements de Lucilius. Nous savions déjà, par Asconius Pedianus*, que LuciHus habitait à Rome une maison qui avait été construite soixante ans auparavant aux

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