‹ Etudes sur la poésie latine [microform]Chapitre 434 sur 513 · Stud. crit.jp · texte numérisé non relu

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ANCIENNE SATIRE LATINE

quelque vraisemblance? Horace, sans doute, avait tâté luimême de cette éducalioa brutale et pédantesquc; il avait transcrit, dans son enfance, sous la dictée da terrible Orbilius, les vers surannés de Livius Andronicus, et l'on sait qu'il en a gardé rancune «. Mais que son vieux maître ait compté sur lui pour être un jour le champion de l'antiquité latine déjà menacée par une école nouvelle; que Valerrtis Caton ait mieux répondu à ses espérances; qu'Horace, y)0ur entrer dans la supposition de l'auteur des vers qu'on lui a prêtés, fasse ici allusion à ce mécompte, ce sont là des suppositions gratuites, un roman, comme je le disais tout h l'heure; ajoutez qu'on ne nous explique pas comment le fils de l'affranchi, qui n'a jamais manqué de rappeler l'humilité de sa naissance et la médiocrité de sa condition, pourrait s'intituler magnifiquement chevalier.

LUCILIUS

L'histoire des satires de Lucilius n'a pas moins occupé les critiques que sa biographie. Ce qu'elle présente d'obscur est devenu également, pour leur curiosité, pour leur imagination, la matière de conjectures multipliées. H s'en trouve dans le nombre auxquelles les faits conduisent assez naturellement et que recommande quelque vraisemblance ; d'autres sont arbitraires, forcées, et se font écarter d'abord par leur bizarrerie.

Quelques témoignages anciens, qui, par celte expression, in priore libro ^, permettent de croire à l'existence primitive de deux recueils des satires de Lucilius ; des textes beaucoup plus nombreux, dans lesquels les mêmes ouvrages sont désignés ou par des numéros qui en portent à

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