‹ Etudes sur la poésie latine [microform]Chapitre 444 sur 513 · Adv. gcntes, II · texte numérisé non relu

Adv. gcntes, II

ïTeusde que le Fornix de Lucilius devait être la pièce où le satirique avait traité des connaissances grammaticales rappelées par l'Apologiste au commencement de sa tirade. Dans cette supposition, il faudrait faiie aussi un ouvrage didactique de même sorte du Marsyas cité en même temps, ce qui est bien peu vraisemblable, cet ouvrage, dont nul autre n'a parlé, ayant dû être, selon le plus grand nombre des critiques, une atellane de Pomponius de Bologne*, ou^ selon M. Van Heusde lui-même % qui ne peut s'expliquer le rapprochement, une tragédie de Pomponius Secundus. D'autres ont pensé qu'Arcobe avait cité ces deux productions, non pas comme résumant cette science de mots, orgueil des païens, dont il venait de se moquer, mais comme appartenant à une littérature ou d'une intelligence difficile, ou d'un ton obscène, dont il ne lui semblait pas que la connaissance fût un si grand litre d'honneur pour l'érudition profane. Cette interprétation s'accorde fort bien avec le caractère littéraire et moral de productions déjà anciennes, devenues obscures, et dont les titres n'annonçaient rien d'édifiant. Les abords de la statue de Marsyas, sur le Forum, hantés, le jour, par les plaideurs*, l'étaient, la nuit, par les courtisanes ; l'impudique fille d'Auguste, Julie, y donnait ses renâez-vous *. Pour Fornix, c'est le nom latin d'un lieu où LuciHus, avant Juvénal et notre Régnier, avait eu le tort de conduire les Muses. M. J. Becker" a pensé, après M. Schœnbeck^, qu'un tel litre convenait, mieux qu'à toute autre, à la septième satire, dont il s'est conservé des vers d'une expression si impure. Pour l'attribuera la neuvième, il a fallu que M. Van Heusde lui donnât une tout autre signification; il y a vu l'Arc de Fabius, près du Forum •, et, d'après une note de Porphy-

i. Voyez plus haut, p. 334, 341; 0. Ribbeck , Comkorum latinorum reliquiœ, p. 201.

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